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REVUE

D'ENTOMOLOGIE Société Française d'Entomologie

XÉDACTEUR : ALBERT FAUVEL

FOME SSI "1892;:=— "N°". :1.

(12 Numéros par an)

CAEN IVPOGRAPHIEBIFAOGRAPHIE: A LE: BOYTEUX

RUE SAINT-PIERRE, 102 & 116

1892

LES TRICHOPTÈRES DU DÉPARTEMENT DE L'INDRE

Par R. MARTIN,

Nous avons un vif désir de faire connaître, autant qu'il est possible, la faune des Mévroptères du départe- ment de l'Indre, et nous avons déjà, dans ce but, publié le Catalogue des Odonates du pays. Nous dressons au- jourd'hui la liste des Trichoptères.

Notre Catalogue des Odonates était en vérité assez exact etassez complet, puisque, depuis plusieurs années, nous n'avons fait aucune nouvelle observation qui le puisse sérieusement modifier; nous n'avons capturé aucune espèce qui ny soit inscrite. Tout au plus y aurait-il lieu de faire un ou deux changements sur le degré de rareté de certaines espèces : le Diplax vulgata, par exemple, indiqué comme espèce très commune, est certainement assez rare: l'Onvchogomphus uncalus est, au contraire, abondant en Juin sur les rives de l'Anglin; l’'Agrion mercuriale est extrémement répandu sur les ruisseaux qui coulent d'un étang à l'autre: le Calopteryx virgo ne vit pas sur les rivières, mais seulement sur Îles ruisselets, t tandis que le splendens ne fréquente pas les petits ruisseaux : la Zabellula fulva, indiquée comme insecte des marais, se trouve en plus grand nombre sur les ruisseaux

Il n'en sera pas de même du Catalogue des Trichop- téres .IlneSt forcément incomplet: Peut-être y avons- nous à tort inscrit deux ou trois espèces ; à coup sûr nous en avons omis plusieurs et, malgré les additions et corrections à faire dans l'avenir, la liste aura bien de la peine à devenir complète. Sans aucun doute, on dé- couvrira ici de nouvelles espèces, d'autres considérées comme étrangères à la faune française, d'autres regar- dées comme spéciales au Midi ou aux montagnes : mais les Trichoptères sont trop nombreux, trop difficiles à

Revue d’'Entomologie. Janvier 1892,

D ag

déterminer, trop peu chassés pour qu'on puisse songer à dresser bientôt un catalogue sans erreurs.

Sauf du côté d'Issoudun, j'ai visité presque tous les cours d’eau du département et j'a1 exploré avec un soin tout particulier la Creuse, « la plus belle rivière de « France et peut-être une des plus jolies rivières du « monde entier », comme dit Georges Sand, intéres- sante parce qu'elle coule à l’état de torrent impétueux jusqu'à Argenton et comme un large fleuve tranquille d’Argenton à son embouchure.

Excepté auprès de mon ami Degors, coléoptériste plutôt que névroptériste, je n'ai trouvé dans le pays aucune aide. Mais je dois les plus chauds remercie- ments à plusieurs entomologistes étrangers, surtout à MM. Mac Lachlan, l’auteur de Revision of the Trichop- lera of the european fauna, et Albarda, qui ont bien voulu me guider, m'adresser des types, me déterminer une foule d'insectes. Ils connaissent merveilleusement les Trichoptères et c’est toujours grâce à eux que quelques rares entomologistes les connaissent un peu.

REVUE

D'ENTOMOLOGIE

PUBLIÉE PAR LA

SOCIÉTÉ FRANÇAISE D'ENTOMOLOGIE

no

TRICHOPTERA

FAMILLE DES PHRYGANEIDÆ Tris. I. —PHRYGANEINZÆ.

Gen. Neuronia. 1. Neuronia ruficrus Scopoli.

Cette espèce peu commune se trouve le long des mares et des étangs couverts de plantes aquatiques, depuis le 5 mai jusqu’au 15 juin. On la prend en battant au filet les arbustes du voisinage.

2. Neuronia reticulata Brauer.

Un seul exemplaire, le 1°" juin, à Gargilesse. Gen, Phryganea.

3. Phryganea grandis L.

Tres commune, du 5 mai au 10 juin, le long des étangs et des cours d’eau. Se tient sur les chênes, les arbustes et les herbes. Les mâles sont au moins cinq fois plus nombreux que les femelles.

4. Phryganea striata L.

Extrèmement commune sur les rivières, les ruisseaux et surtout sur les étangs, des premiers jours de mai au 20 juin. Elle s'envole lourdement quand on frappe sur les buissons et s’abat, à une quarantaine de mètres, sur un brin d'herbe, d’où elle repart, un instant après, pour regagner les buissons et les arbres épais. Mâles sept à huit fois plus communs que les femelles.

5. Phryganea varia Fabr.

Espèce un peu localisée, mais très abondante en certains endroits. On la trouve en grande quantité du 15 juillet au 25 septembre, mais surtout vers la mi-août, dans le feuillage des chênes qui avoisinent les étange. L’insecte dérangé s'en- vole brusquement d’un arbre à l’autre et se pose volontiers sur les troncs il s’efface subitement, Il faut alors un œil exercé pour l’apercevoir, tant son costume maculé de brun et de roux

4 je fait confondre avec la couleur de l'arbre. La nuit il vole beaucoup et pénètre dans les appartements éclairés. On compte en général dix mâles pour une femelle.

Gen, Agrvpnia. 6. Agrypnia pagéetana Curtis.

Faraît de bonne heure au printemps dans les marais, souvent dès le 15 avril; on l’apercoit tapi le long des jones, d'où il s'envole assez facilement, mais pour se reposer à quelques me- tres; s'il tombe à l’eau, même au loin du rivage, il se tire fort bien d'affaire en nageant. On le prend, toujours en nombre, sur les étangs et sur quelques cours d'eau durant tout le mois de mai: il devient tres rare en juin, reparait en juillet et on l’ob- cerve encore au 25 août. Au printemps, les mâles sont beaucoup plus nombreux que les femelles; plus tard on capture une femelle pour trois ou quatre males.

Tios I MDINNOPHILIN. Gen. Colpotaulius.

7. Colpotaulius incisus Curtis.

Insecte localisé, commun seulement, du 10 mai au 15 juillet, dans les buissons et les herbes voisins des cCtangs. On le trouve aussi sur le bord de la rivière la Claise. Deux mâles pour une femelle.

Gen Grammotaulius.

8. Grammotaulius nitidus Müller.

Parait vers le 5 mai et vit en assez grand nombre autour de tous les étangs, sur les bords de la Claise et de l’Anglin, jus- qu'au 30 juin, disparait en juillet et août, puis reparait vers le 20 septembre pour durer jusqu'au 25 octobre. IL vit alors par myriades sur les étangs à demi desséchés, il vole de jones en jones, par les jours de soleil. On le trouve même dans les bois à proximite des marais et des fontaines. 1

9. Grammotaulius atomarius Fabr.

On le voit dès le 1°" mai dans les marais et sur les rives des cours d’eau, caché pendant le jour dans les branches des pins

= Oo ou dans les herbes. IL est extrêmement commun jusqu’au 10 juin. On le retrouve en immense quantité dans les pays d’étangs du 1‘ octobre jusqu’au 10 novembre. On trouve sou- vent la variété sans traits aux ailes inférieures. Les deux sexes sont à peu près en nombre égal.

Gen. Glyphotælius. 10. Glyphotælius pellucidus Retz.

Un des insectes les plus communs du département ; on l’ob- serve sur tous les cours d'eau moyens, et sur tous les étanss, depuis le 12 mai jusqu'au 15 septembre. Il aime à se blottir dans le feuillage des chênes, des aulnes, des pins et des sapins; il est parfois tres farouche et s'envole rapidement au loin s’il est inquiété. Sa coloration est irès variable, surtout celle des ailes inférieures, tantôt byalines, tantôt fortement tachetées à l’extré- mite.

Gen. Limnophilus.

11. Limnophilus rhombicus L,.

Ce Limnophile vit sur le bord des rivières et sur les rivages des étangs; il y est commun du 25 mai au 30 juillet. Onle retrouve, mais plus rarement, durant le mois de septembre. On le prend en battant les pins et les chênes ou en fauchant les herbes et les iris. Il s'éloigne volontiers des eaux.

12. Limnophilus flavicornis Fabr.

Excessivement commun du 20 mai au 10 novembre, sauf pendant le mois d'août il devient tres rare. Il vole par iilliers au soleil sur la rive de tous les étangs et mème au bord &es rivieres et des ruisseaux.

13. Limnophilus decipiens Kol.

Reconnaissable à son pterostigma qui descend obliquement sur l'aile. IL est tres commun dans tcus les marais de la Brenne et sur les rives de lAnglin du 15 mai au 15 juin, puis du 15 septembre au 15 novembre. Il se tient, pendant le jour, dans le feuillage des arbres. Les deux sexes sont à peu près en nombre égal.

14. Limnophilus marmoratus Curtis.

Commun dans les marais, rare sur la Creuse, du {°° juin au

que

1 octobre. Se cache dans le feuillage des chênes d’où il s’en- fuit, quand on le dérange, d’un vol rapide et élevé.

15. Limnophilus stigma Curtis.

Assez commun le long des étangs et de certains ruisseaux du 1°" juin au 25 juillet, puis en septembre-octobre.

16. Limnophilus lunatus Curtis.

Assez commun dans les marais en juin, plus commun aux mêmes lieux pendant le mois d'octobre.

17. Limnophilus subcentralis Brauer.

Il est également assez commun dans les arbres voisins des étangs, plus rare au bord des rivières ; on l'y prend en battant au filet pendant le mois de juin, puis du 15 septembre au 15 novembre. C’est une des espèces qui volent le plus tardive- ment. Les mâles sont un peu plus nombreux.

18. Limnophilus centralis Curtis.

Espèce très commune partout, sur les rivières, les ruisseaux, les cascades, surtout aux étangs, elle vole la nuit, cachee durant le jour dans le feuillage des chènes, des pins, des buis. Elle parait vers le 25 mai, et on la prend pendant tout l’été jus- qu’au 30 octobre. Les mâles sont de fort peu les plus nombreux.

19. Limnophiius vittatus Fabr.

Du 5 mai au 25 juillet, puis du 25 septembre au 15 novembre: je Jai même pris le 18 novembre, après une gelée. Très commun partout, en particulier au voisinage des étangs. Certains exem- plaires sont très pales, même tout vitreux.

. 20. Limnophilus affinis Curtis.

Très commun, rivières et étangs, du 15 mai au 10 novembre, tres difficile pourtant à rencontrer au mois d'août.

21. Limnophilus auricula Curtis.

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Espèce très répandue du 5 mai au juillet, très rare à l’ar- rière-saison. Habite partout, dans les vallées de l'Indre, de la Creuse, de la Claise, de l'Anglin, mieux encore en Brenne. Ceux de la région montagneuse de l’Indre sont plus fortement mar- qués. Sexes en nombre à peu près égal.

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22. Limnophilus griseus I.

Assez commun le long: des rivières en mai et juin, extrème- ment rare en octobre. Je ne l'ai jamais trouvé au bord des eaux stagnantes.

23. Limnophilus sparsus Curtis.

Encore une espèce qui ne vit point dans les marais. Elle est assez commune au bord des rivières, ruisseaux et cascades, en mai et juin.

24. Limnophilus bipunctatus Curtis.

Tres commun dans les pays d’étangs, plus encore sur les ri- vières, on le prend dans les arbres du 5 mai au 10 juin, puis du 16 juillet aux premiers jours d'octobre.

25. Limnophilus fuscicornis Ramb.

Le fuscicornts est un insecte absolument nocturne, incapable de voler pendant le jour. Si on l’inquiète alors, il se laisse choir à terre et demeure immobile dans les herbes. Je le trouve en abondance sur les piles du viaduc du Blane, souvent par groupes pressés de quatre ou cinq individus, et à Concremiers dans les pins, à partir du 10 avril jusqu’au 28 mai, Je ne l’ai pas observé ailleurs et je ne l’ai jamais vu après le 28 mai, On compte autant de mâles que de femelles.

Gen. Anabolia.

26. Anabolia nervosa Curtis.

Cette espèce n’est jamais très commune dans les maré- cages, mais à partir du 15 septembre de chaque année, on la voit par milliers sur les rives de tous les cours d’eau, tantôt dans le feuillage des arbustes et sur les herbes, tantôt sur les quais et les rochers. Elle court avec vivacité sur les pierres et sur les plantes, se jette par petits vols d’un arbuste à l’autre, et se prend étourdiment dans les toiles des araignées qui en dévorent beaucoup. Parfois aussi, contrairement à leurs habi- tudes, des centaines de mâles très alertes et tres farouches volent avec une extrème rapidité autour des arbres, en plein soleil. Elle disparaît vers le 25 octobre. Bien que la masse naisse seulement au 15 septembre, on trouve des sujets isolés dès le 10 juillet et pendant le mois d'août. Le nombre des mâles est double de celui des femelles.

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Gen. Stenophylax.

27. Stenophylax rotundipennis Brauer.

Pas très rare sur la Creuse, au Blanc et à Gargilesse, à partir du 30 août jusqu’à la fin de septembre.

28. Stenophylax stellatus Curtis.

Assez commun au Blanc et surtout à Gargilesse du 27 août au 27 octobre. On le trouve souvent posé sur les rochers. Comme tous ses congénères, il ne vole presque jamais le jour, mais s'envole vivement dès que la nuit devient obscure,

29. Stenophylax concentricus Zetter.

Commun sur les rivières et sur les étangs du 25 avril au 10 juin, puis du 25 septembre au 20 octobre. Il n’est pas rare de le trouver tapi entre les pierres du viaduc de la Creuse, ou dans les terrains labourés, caché sous une grosse motte de terre.

Gen. Micropterna. 30. Micropterna nycterobia Mac Lachl.

Assez rare du 25 mai au 25 juin sur les bords de la Creuse se cache dans les anfractuosités des rochers.

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31. Micropterna sequax Mac Lachl.

Commune le long de la Creuse, surtout à Cors, et le long de l’Anglin, à Concremiers, du 15 mai à la fin de juin. Les mu- railles du moulin de Cors, vers le 5 juin, sont tapissées de M. sequax dévorées par le fegestrie perfide.

Gen. Halesus.

32. Halesus interpunctatus Zetter.

Extrémement commun sur les rives de la Creuse, de l’Indre et de l’Anglin des premiers jours de septembre au 10 novembre. I1 ne vole pas durant le jour et, si on le dérange au milieu du feuillage il est caché, il se laisse tomber à terre. Durant le mois d'octobre, on est certain d’en rencontrer, tous les matins, une dizaine sur chaque pile du viaduc du Blanc. Beaucoup deviennent la proie des épeires,

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33. Halesus digitatus Schrank.

Assez rare du 25 août au 1°" novembre. Mèmes mœurs que le précédent.

34. Halesus ligonifer Mac Lachl.

Assez rare au Blane et à Châteauroux, mais extrêmement commun à Gargilesse, dans la région accidentée de la Creuse, du 25 septembre au 25 octobre. On le prend surtout en battant les buis, il se cache pendant le jour; s’il est inquiété, il s’en- vole assez lécèrement.On le trouve aussi caché dans les intersti- ces des rochers. Les mâles sont un peu plus communs que les femelles,

Gen. Chtætoptervx. 35. Ghætopteryx villosa Jabr.

Parait ne pas exister au Blanc, mais se trouve en assez grand nombre sur les ruisseaux, surtout ceux de la région monta- gneuse, pendant le mois d'octobre, On le prend presque tou- jours accouplé.

Gen. Enoievla.

36. Enoicyla pusilla Burm.

Peu commune dans les bruyères, pres des eaux, à partir du 25 septembre jusqu'à novembre. M. de Selys fait remarquer que c’est le seul Trichoptère dont la larve vit dans la mousse au lieu de vivre dans l’eau. La femelle est aptère.

Tr&. I.— SERICOSTOMATIN Æ. Gen. Sericostoma.

37. Sericostoma personatum Kirby.

On ne trouve pas cette espèce sur la Creuse en aval du Blanc, alors que la rivière coule largement à pleins bords, mais elle est assez commune en amont, la Creuse coule à l’état de torrent. Elle est même excessivement commune sur la Gargi- lesse et sur tous les ruisseaux affluents de la Creuse. Elle parait vers le juin et disparait au 15 aout. L'insecte qui vole mal le jour se tient ordinairement sur les branches surplombant l’eau.

Les deux sexes sont égaux en nombre. Beaucoup sont dévorés par les araignées.

38. Sericostoma turbatum Mac Lachl.

Avec l'espèce précédente, sur plusieurs ruisseaux en juillet et août; assez commun sur la Gargilesse et la Cédelle.

Gen. Notidobia.

39. Notidobia ciliaris L.

En nombre immense sur toutes les rivières, du 5 mai au 14 juin. N’existe pas sur les étangs. Elle se tient dans les jones et sur les herbes du rivage et s'envole facilement pour revenir immédiatement aux bords. Sexes en nombre égal.

Gen. Goera.

40. Goera pilosa Fabr.

Le Trichoptère le plus commun peut-être dans la vallée de la Creuse. Cette espèce, si répandue sur toutes nos rivières et sur les ruisseaux et si reconnaissable à sa nervation, naît vers le 20 avril, Pendant les mois de mai et de juin, l’insecte se tient, durant le jour, sur les plantes du rivage, puis, au moment le soleil baisse, se met à tournoyer à la surface de l'eau par bandes de 20 à 200 individus. 11 devient assez rare vers le 5 juillet, pour apparaître en nombre immense vers le 15 août et finir au 15 septembre, Les femelles sont aussi nombreuses que les mâles.

Gen. Silo.

41. Silo pallipes Fabr.

Très commun sur certains points de nos rivières, depuis le 10 mai jusqu’au 8 juillet. Se cache dans les herbes et les arbustes au bord de l’eau.

42. Silo piceus Brauer, ;

Commun sur la Creuse, mais localisé en certains endroits. Vole depuis le 25 mai jusqu’au 25 juillet, Fréquemment accou- pile au commencement de juin.

AN Gen. Brachycentrus.

43. Brachycentrus subnubilus Curtis.

Le premier Trichoptère que l’on voitau printemps! Apparaît du 20 mars au l°' avril, devient en avril extraordinairement com- un sur la Creuse, moins nombreux sur l'Indre et l’Anglin, beaucoup plus rare sur les étangs, et disparaît au plus tard le 20 mai. Si le temps est beau, les mâles volent, tout le jour, sur les rives, papillonnent autour des branches d'arbres les femelles sont immobiles et tourbillonnent, au soleil cou- chant, à la surface de l’eau. S'il fait du vent, ils demeurent cachés sur les trones, au milieu des pierres, et si la main s’ap- proche pour les saisir, se laissent tomber obliquement à terre, ou bien sautent deux ou trois foisàterre et s'envolent. J'ai été, tous les ans, au sujet de cette espèce, témoin d’un fait singulier : au soir d’une belle journée, vers le 14 ou 15 avril, de 3 à 5 heures, d'immenses colonnes de cet insecte, composées surtout de femelles, remontent la Creuse. Tous se suivent à un mètre de la rive, sans arrêts. Ils passent continuellement, par milliers, suivent la même direction, et on a beau soi-même remonter, on les voit toujours aller. Aucun ne vole en sens contraire. On se demande si les femelles ne vont pas pondre au loin en amont du Blanc pour que les larves, moins aptes que d’autres à résister aux courants, retrouvent, l’année suivante, le même point d’éclo- sion, au lieu d’être entrainées trop loin vers le nord. Il est diffi- cile de trouver un autre motif à cette caractéristique habitude. Les deux sexes sont en nombre égal.

Gen. Oligoplectrum.

44. Oligoplectrum maculatum Foure.

Très commun, mais localisé sur certains points de la Creuse. Paraît à Ruffec, à Scoury, à Gargilesse vers le 10 mai, devient moins nombreux en juillet et recommence à être très abondant du 15 août au 15 septembre. On le prend par milliers en bat- taat les buis il se cache le jour, tandis qu'il aime à voler au soleil du matin et du soir. Les males sont de beaucoup les plus nombreux.

Gen. Crunæeia.

45. Grunœcia irrorata Curtis.

Prise deux fois dans la partie montagneuse du département,

à Gargilesse et à Crozant, le 18 et le 21 juin, en battant les buis.

Gen. Lepidostoma. 46. Lepidostoma hirtum Fabr.

Très commun sur toutes les rivières, très rare aux étangs, depuis le 3 mai jusqu'au 10 septembre, sans interruption. Il demeure, le jour, caché dans le feuillage des pins, des aulnes, des chênes ou dans lesinterstices des pierres et s'envole aussitôt la nuit venue. Les mâles sont un peu plus nombreux.

Gen. Lasiocephala.

47. Lasiocephala basalis Kol. Introuvable ailleurs qu’à Gargilesse, oùil paraît rare en juin et juillet.

Tri8. IV. LEPTOCERINÆ. Gen. Beræa.

48. Beræa pullata Curtis.

Commune au Blanc, à Concremiers, Cheillac, Belâbre, excessi- vement commune à (Gargilesse, sur les rivières, ruisseaux et cascades, depuis le 15 mai jusqu'au 10 août. Elle vole peu le jour, et se cache surtout dans les arbustes surplombant l'eau. Les mâles sont dans Ja proportion des 3/5.

49. Beræa maura Curtis. N’existe que sur le Lord des torrents. à Gargilesse etCrozant,

je l'ai priec du 7 juin au 24 juillet.

Gen. Molanna. 50. Molanna angustata Curtis.

Vit aux abords des rivières et des étangs, mais elle est bien plus abondante près des eaux courantes. On l'observe du 15 mai jusqu’au 30 août,très communément, mais presque toujours solitaire. Elle se tient sur les herbes du rivage et vole facile- ment.

15

Gen. Gdontocerum. 51. Odontocerum albicorne Scop.

Commun, mais seulement sur la Creuse, de Châteaubrun à Crozant, et surtout dans le feuillage des arbustes qui ombragent les cascades. On l'y trouve du 25 juin jusqu’au 10 août.

Gen. Leptocerus.

52. Leptocerus nigronervosus Retz.

Très commun sur la Creuse, PAnglin, la Claise, du 3 mai au 3 juin. Il demeure, durant la matinée, fixé sur les piles des ponts ou dans les arbres feuillus, puis, dès trois ou quatre heures du soir, tourbillonne par troupes de 5 à 50 à la surface de l’eau. A la nuit tombante, il vole très vite et très haut.

53. Leptocerus albimacula Mac Lachl.

Je le note, quoique fort douteux. C’est un nigronervosus très clair, à faciès un peu extraordinaire, et parce que je l'ai pris à Tournon, sur la petite rivière du Suin, le 18 juin, à une époque l’on ne trouvait déjà plus l'espèce précédente.

54. Leptocerus fulvus Ramb.

Très rare sur l'étang de Coudreau, traversé par le Suin, en juin et juillet.

95. Leptocerus senilis Burm.

Commune à la fois sur les étangs et sur les rivières. Paraît vers le 5 mai et disparaît vers le 5 août. On le trouve jrarfois tres loin des eaux, tapi contre un tronc d’arbre,

56. Leptocerus alboguttatus Hagen.

Assez commun dans les arbustes, sur le bord des rivières. Du 10 juin au 10 août.

57. Leptocerus aterrimus Steph.

Très répandu, à compter du 25 mai, sur la Creuse, sur les petits ruisseaux et même sur les étangs. On cesse de le voir vers le 25 août. 1l se tient dans les jones et le feuillage des arbustes qui s'étendent sur l’eau.

Revue d'Entomologie. Janvier 1802,

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SATA 58. Leptocerus cinereus Curtis.

Extraordinairement commun sur tous les ruisseaux et toutes les rivières, voire même sur les étangs, du 10 mai au 25 août. Tantôt il vole, même par le pluie, en tourbillon au ras de l’eau, par troupes de 5 à 200, tantôt il papillonne en bandes innom- brables autour des arbres avec une extrême vélocité. Il vole admirablement, même accouplé, et pourtant il devient fréquem- ment la proie des Calopteryx.

59. Leptocerus albifrons L.

Rare. Pris au Blanc, le long de la Creuse, le 20 juillet en battant.

60. Leptocerus dissimilis Steph.

Assez répandu, sur les rivières et les cascades, du 20 mai au 10 août.

61. Leptocerus riparius Albarda.

Assez commun partout, sur les rivières, ruisseaux, Cascades, il tourbillonne, le soir, en petites troupes, depuis le 1er juillet jusqu’au 20 octobre.

Gen. Mystacides.

62. Mystacides nigra L.

Dès le 25 avril, on observe cette espèce sur les eaux couran- tes: durant tout l'été, elle est excessivement nombreuse sur tous les cours d’eau ; les derniers individus volent encore le 10 octobre. Elle aime, comwme toutes ses voisines, à tourbillonner au-dessus du courant dans les belles soirées.

63. Mystacides azurea L.

Extrêmement commune sur toutes lesrivieres et tous les ruis- seaux, moins sur les étangs, depuis le mai jusqu’au 28 octo- bre. C’est par myriades qu’elle danse sur l’eau à toute heure du jour, mais surtout dans la soirée, et par tous les temps, soleil, ciel couvert, pluie. J'en ai même vu des essaims papillonner, par une pluie battante, sur les grandes routes, à quelques cents mètres de la Creuse.

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64 Mystacides longicornis L.

Egalement répandue surles eaux stagnantes et courantes, du 25 mai au 30 septembre.

Gen. Homilia.

65. Homilia leucophæa Ramb. Sur la rivière de Prissac, le 10 juin. N’a pas encore été trou- vée au Blanc.

Gen. Triænodes.

66. Triænodes bicolor Curtis.

Espèce très répandue dans les étangs et même sur la Claise, la Creuse et l’Anglin, depuis le 25 mai jusqu’au 15 septembre. On la voit, le jour, courir sur les arbres et sur les roseaux, en remuant ses antennes. Le soir, elle entre. souvent en nombre, dans les appartements éclairés.

67. Triænodes ochreella Mac Lachl.

Très commun sur le bord des rivières, du 25 mai au 25 août. Court avec vivacité sur les plantes et s'envole avec prestesse si on essaie de le prendre.

68. Triænodes conspersa Ramb.

Assez commun, du 20 mai au 31 juillet, sur la Creuse et sur l'Indre.

Gen. Adicella.

69 Adicella reducta Mac Lachl.

Cette petite espèce n’est pas rare sur nos rivières, du juin au 31 juillet.

Gen. (Ecetis.

70. Œcetis ochracea Curtis.

Pas rare sut nos rivières et très commune sur tous les grands étangs, du 15 mai au 29 juillet. C’est surtout vers le 24 juin qu’on le lève par centaines dans les hautes herbes sur le rivage du Gabrian, de l'erignon, du Coudreau, de la Mer Rouge. Il vole

ARE, | Et lourdement et s'accroche, à quelques mètres, au sommet d'une tige. pe 71 Œcetis furva Ramb.

Rare au bord de l'Anglin, mais très commun sur tous les étangs où, du 25 mai au 15 août, on l’observe tapi le long des roseaux, souvent au milieu du marais, ou raisant la surface de l’eau, en recourbant ses longues antennes qui brillent au _soleil.-comme des fils d'argent.

72. Œcetis notata Ramb.

Du 18 mai au 10 septembre; très commune sur les rivières. Demeure le jour dans le feuillage des arbres et, le soir, vole au-dessus de l’eau.

73. Œcetis testacea Curtis.

Du 20 mai au septembre : excessivement commune sur toutes les rivières ; se tient dans les herbes des rives et dans les arbres.

74. Œcetis tripunctata Fabr.

Du 25 mai au 10 septembre, sur toutes les eaux courantes.

Gen. Setodes. 75. Setodes tineiformis Curtis.

Sur les rivières; dure du 5 juin au 10 septembre, mais devient en juillet prodigieusement commune.

76. Setodes punctata Fabr.

Également très commune sur les cours d’eau depuis le 10 juin jusqu’au 10 septembre. Vole par myriades le soir; les toiles des épeires en sont parfois complètement encombrées.

77. Setodes viridis Foure.

Excessivement commune sur les rivières, du 10 juin au 15 août.

Gen. Calamsceras. 8. Galamoceras Volxemi Mac Lachl.

Apparaît vers le 28 mai et disparaît du 5 au 20 août. Assez

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commun sur les grandes rivières comme la Creuse, il vit à profusion sur les bords de la Claire et surtout de l’Anglin, et ne se trouve guère sur les petits ruisseaux. Cet intéressant insecte demeure, pendant le Jour, collé le long des feuilles d'iris ou caché dans les aulnes qui surplombent le courant ; il ne quitte jamais le voisinage immédiat de l’eau. Si on le dérange, il vole assez lourdement à fleur d'eau, ses grandes antennes, analogues à des brins de prèle, allongées et recourbées au bout, et cherche à regagner le bord, il se cache dans les herbes... Il se laisse alors facilement saisir par les Calopteryx splendens, qui le pourchassent dès qu'il prend son essor. La nuit venue, il vole au contraire avec facilité et haut, mais sans jamais quitter la riviere. Les deux sexes sont en nombre égal.

Tri. V. HYDROPSYCHINÆ. Gen. Hydregsycehe.

79. Hydropsyche pellucidula Curtis.

Du 16 mai au 15 août sur la Creuse. II se tient pendant la journée sur les arbustes et sur les rochers, du reste très défiant et difficile à prendre, puis vers la soirée, danse dans l'air par troupes de 7 ou 8 individus sur les landes de genêts et au- dessus des précipices,

80. Hydropsyche fulvipes Curtis.

Commun sur les rivitres, du 1!" mai au 31 août, Se cache de préférence sur les conifères.

81. Hydropsyche angustipennis Curtis.

Commun sur les rivitres et les ruisseaux, du 10 mai au 31 juillet.

82. Hydropsyche ornatula Mac Lachl.

Du 20 mai au 31 août ; très commun sur les rivieres.

83. Hydropsyche saxonica Mac Lachl.

Rare sur les étangs et très commun sur toutes les rivières, du 24 avril au 15 août. On l’observe très souvent tapi eur les piles du viaduc du Blanc, et on le prend aisément en battant les arbres touflus, surlou les chênes et les châtaigners.

AR 84. Hydropsyche guttata Pictet.

Jolie espèce qui vit sur nos rivières pendant fort longtemps, du 18 avril au 15 septembre, toujours commune. Facile à prendre en battant les aulnes et les sapins.

85. Hydropsyche instabilis Curtis.

Assez répandue sur les rivières du 29 mai au 25 juillet. Arbustes, arbres, piles du viaduc.

86. Hydropsyche exocellata Dufour.

Très locale, mais extrêèmement nombreuse elle se trouve, depuis le 5 mai jusqu’au 29 septembre. Petite espèce tres vive et tres farouche qui se cache, le jour, dans les arbres épais et vole, un peu tard le soir, en essaims, autour de cer- tains arbres. -

87. Hydropsyche lepida Pictet. .

Paraît rare. Prise sur le viaduc du Blanc le 28 mai, et sur la Creuse en juin.

Gen. Philopotamus.

83. Philopotamus montanus Donov.

Évite les rivières et se tient sur les ruisseaux, surtout sur les cascades et les petits torrents. On l'y trouve en nombre des le 25 mai jusqu'au 15 août. Il se cache dans les rameaux étendus au-dessus de l’eau, et s’il est dérangé s'envole prestement pour se poser au plus épais des arbustes voisins. Mâles un peu plus nombreux.

89, Philopotamus variegatus Scop. Un peu moins répandu que le précédent, auquel il ressemble

et dont il a les mœurs. Vole au bord des cascades de Gargilesse et Crozant du juillet au 12 septembre.

Gen. Wormaldia. 90. Wormaldia occipitalis Pictet.

Crozant, ainsi que dans la Haute-Vienne. du 18 juin au 25 ‘uillet. Probablement rare.

EEE Gen. Neureclipsis.

91. Neureclipsis bimaculata L.

À Gargilesse seulement, paraît rare. 8 juin à juillet. Gen. Polycentropus.

92. Polycentropus flavomaculatus Pictet.

Paraït vers le 22 avril et disparait au 25 septembre. Vit sur toutes les rivières. On le voit, tout l'été, en nombre prodigieux, sur les piles du viaduc courant avee une excessive vélocité : le soir venu il vole par essaims sur les rives, et vient volontiers aux lumières.

93. Polycentropus multiguttatus Curtis.

Un peu moins répandu que le précédent et avec lui, sur le rivage des cours d’eau, du 2$ avril au 15 août.

Gen. Holocentropus. 94. Holocentropus dubius Ramb.

Pas rare sur les cours d’eau, du 20 mai au 25 juin. Vole aux lumières.

95. Holocentropus picicornis Steph.

Petite espèce qui, dans l'Indre, semble spéciale aux étangs ; encore n'habite-t-elle guère les étangs eux-mêmes, mais seule- ment les queues et les fossés d'écoulement. Là, elle vole sur les nénuphars et les jones: à certains endroits, elle est très répandue. Elle parait de bonne heure, vers le 19 avril, et on la trouve plus que rarement après le 30 mai.

96. Holocentropus stagnalis Albarda. Assez commun sur les rivières et les étangs, du mai au 31 juillet. Vole, le soir, aux lumières. Gen. Cyrnus. 9%. Cyrnus trimaculatus Curtis.

En nombre souvent prodigieux sur les ruisseaux et rivières, exceptionnellement sur les étangs, du mai au 10 septembre.

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98. Cyrnus insolutus Mac Lachl.

Assez commun sur les rivières grandes et moyennes, depuis je 10 mai jusqu'au août. Très conmun à la mi-mai sur les piles du viaduc.

99. Gyrnus crenaticoruis Kol.

Un ou deux exemplaires sur la Creuse en juin (Crozant).

Gen. Ecnomus. 100. Ecnomus tenellus Ramb.

Extrêmement commun du 5 juin au 15 septembre, sur les rivières, les ruisseaux et les étang. Il est toijours en mouve- ment, vole le matin au soleilet la nuit vient pr myriades aux lumières.

Gen. 'Finodes.

101. Tinodes WϾneri L.

Encore une espèce excessivement commune, depuis le 25 avril jusqu’au 20 septembre: elle vole aussi bien en plein soleil, le matin, que le soir à la brune. Les deux sexes semblent être en nombre égal.

102. Tinodes unicolor Pictet,

Assez commun sur tout le cours de la Creuse et sur l'Anglin, aussi sur la Bouzanne et l'Indre, du au 15 août.

Gen. Lype. 103. Lype phæopa Steph.

Habitante de rivières, du 25 mai à la mi-août. Vient aux lumières, le soir.

104. Lype reducta Hagen.

Aussi sur les rivières, du juin au 15 juillet. Gen. Psyvchomia.

105. Psychomia pusilla Fabr.

Petite espèce tres commune du 1% mai au 10 septembre, et pa- raissant à certaines époques en nombre prodigieux surtoutes les

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rivières, même sur les étangs et les ruisseaux, On la voit voler à toute heure du jour, le matin au soleil, le soir à la nuit sur lesroutes, parfois loin des eaux. A d'autres moments, les arbres et les plantes en sont couverts.

Der VTT = RANVACOPHIEINÆ: Gen. Chimarra.

106. Chimarra marginata L.

Parait vers le 5 mai, est excessivement répandue partout sur les ruisseaux et les rivières du pays et disparait apres le 5 octobre. On l'observe tous les jours, courant sur les plantes et les arbustes du rivage, très vive. Souvent aussi sept ou huit mâles circulent avec ardeur autour d'une femelle immobile sur une feuille, si vite que l'œil a peine à suivre leurs évolutions. Le soir venu, ils volent très haut et viennent tourbillonner autour des réverbères.

Gen. Rhyvacophila.

107, Rhyacophila dorsalis Curtis.

Seulement sur les bords de la Creuse, de Gargilesse, en août- septembre et probablement plus tard. Se pose sur les rochers,

108. Rhyacophila septentrionis Ma: Lachl.

A Gargilesse, le 8 septembre !

109. Rhyacophila Pascoei Mac Lachl.

Espèce commune sur les rivières et aussi, ce qui n'est point le cas des espèces du genre, sur les étangs. Elle paraît du 10 au 20 mars; nous avons même pris un male sur le viaduc du Blanc

le 1°" février, puis elle disparait au 19 novembre; mais en juillet- août, elle devient presque introuvable.

110, Rhyacophila munda Mac Lachl.

Trois exemplaires sur les bords de l’'Anglin,à Concremiers, en septembre.M. Mac Lachlan,à qui nous avons envoyé cette espèce, l’a considérée comme nouvelle pour la faune française.

11. Rhyacophila nubila Zetter.

Très commune à Gargilesse, du juin au 25 octobre.Elle se tient, le jour, dans les bois et sur les rochers et vole, le soir, le long du courant et sur les coteaux.

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112, Rhyacophila aquitanica Mac Lachl.

Pas très rare de Gargilesse à Crozant, en suivant le cours de la Creuse, du juin au 25 août, et probablement plus tard.

113. Rhyacophila tristis Pictet.

Commun aux mêmes lieux que le précédent, du juin au 30 septembre.

Gen. Glossosoma. 114. Glossosoma vernale Pictet,

Un exemplaire à Tournon, le 8 juin.

Gen. Agapetus. 115. Agapetus fuscipes Curtis,

Assez commun sur les rivières et les ruisseaux du 22 mai au 30 juin, peut-être plus tard. Vole le soir, lorsque le soleil est touché.

116. Agapetus sp.

Une espèce dont nous avons pris plusieurs exemplaires en juillet sur l’Anglin, et que Mac Lachlan n’a pu déterminer à cause de sa mauvaise préparation.

Tri. VI. HYDROPTILINÆ. Gen. Agraylea. 117, Agraylea multipunctata Curtis.

Sur les rivières et les étangs du 5 juin au 26 août, parfois en grand nombre.

118. Agraylea sp.

Espèce non dénommée qui paraît le 20 mai sur la riviere et disparaît en juillet. Elle vient facilement dans les appartements éclairés.

Gen. Hydroptila. 119. Hydroptila sparsa Curtis.

En nombre immense sur le bord de toutes les rivières, voire même sur les étangs, du 25 avril jusqu’au 5 octobre, presque

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sans discontinuer. Elle se tient dans le feuillage des arbres et mieux encore sur les piles des ponts, elle Court avec une prestesse remarquable. Le soir, elle vole partout, entre dans les chambres éclairées et se prend en masse aux toiles des arai- gnées. Elle n'aime pas le soleil et se déplace dès qu'elle en sent les rayons. Au mois d'août, on la prend accouplée en grand nombre.

120, Hydroptila occulta Mac Lachl.

Pas rare sur les rivières et les étangs du juin au 15 sep- tembre. Il y a certainement dans l'Indre d'autres espèces d’Iydroplila, probablement l’11. pulchricornis.

Gen. Orthotrichia.

121. Orthotrichia angustella Mac Lachl.

Mai, juin et probablement juillet, sur les rivières.

Gen. @xyethira. 122. Oxyethira costalis Curtis.

Etangs et surtout rivières, du 12" mai au 1°" septembre.

HÉMIPTÈRES NOUVEAUX OU PEU CONNUS

ET NOTES DIVERSES

.

Par em DE VA SPIUMT ON

I, Hescriptions.

1. Odontotarsus Horvathi Put.

Assez Ctroit, d'un flave testacé, en dessus des bandes d'un ferrugineux obscur, subviolacées, plus foncés sur les bords; tête densément et finement, mais pronotum et écusson densé- ment et fortement ponctués ; tête aussi longue que large avec les yeux; troisième article des antennes plus court que le deuxième ; côtés du pronotum droits; angles huméraux peu saillants, à peine émarginés en arrière, d'un ferrugineux obscur avec le sommet noir; écusson un peu plus prolongé que dans le grammicus ; segments du connexivum munis en arrière de tubercules saillants; stigmates ventraux pales et réunis entre eux par un relief ponctué et ondulé, Segment génital du mâle avec une fossette à l'extrémité, son sommet droit, non sinué. Long., 0” O, 8 1/2—9 mill.; larg. à la base de l'écusson, 4 1/2 mill.

Tunisie et Algérie: Kef Kourrat (Sedillot); Tebessa (D' Se- rizial).

Cette espèce ressemble, par sa petite taille et surtout par le relief ondulé du ventre, à l'O. Freyi Put. (1). Elle en diffère par son aspect moins mat, sa forme plus étroite; par le pronotum et l’écusson plus densément et plus fortement ponctués, les inter- valles des points un peu rugueusement élevés; par les yeux moins saillants: par les et articles des antennes très iné- gaux; par les cètés du pronotum droits, les angles huméraux moins saillants, quoique pointus, d’un brun ferrugineux avec le sommet noir; par l’écusson un peu plus prolongé à l'extrémité ; par les tubercules du connexivum plus saillants, les stigmates

(1) Dans mon Catalogue, l'indication : Tunisie doit être effacée à cette espèce; mais il faut l'indiquer d'Egypte; je viens d'en voir un exemplaire du Caire.

pâles et le relief ondulé des flancs, du ventre non lisse, mais assez fortement ponetué: par la couleur en général plus foncée : les antennes, le rostre, la tête, les bords du ventre et les pattes sont rouseàtres, mais les arètes des tibias ne sont pas linéées de noir.

2. Derula Delagrangei Put.

De même taille que la D. flarogullala Muls., mais plus pa- rallèle, d'une couleur beaucoup plus fon 6e en dessus: tète noi- râtre avec la ligne médiane et les côtés flavescents: lobe anté- rieur du pronotum noirâtre avec une large bande médianeet une large bordure latérale blanchâtre à points concolores: cette bordure anguleusement élargie au milieu s'atténue ensuite en pointe jusqu'à l'angle huméral; lobe postérieur du pronotum d'un roussâtre violacé, plus noirâtre extérieurement. Ecusson non caréné, noirâtre à la base et sur le milieu de la ligne médiane, roussâtre sur les côtés, le reste flavescent, les trois callosités de la base éburnées, les latérales un peu moins obliques