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Volume 73 No 31 Saint-Boniface, du 7 novembre au 13 novembre 1986

La sentinelle du boulevard

Dédié aux soldats belges morts durant la Première Guerre, le Monument belge du boulevard ne laisse personne indifférent.

Ça fait plusieurs années * que La Liberté propose à ses lectrices et lecteurs des réflexions d'anciens combattants à la veille du Jour du Souvenir.

Ce symbole puissant taillé dans la pierre nous rappelle pourquoiil faut commémorer le 11, novembre.

#

Il y a eu Joseph Lancelot, de Notre-Dame-de-Lourdes, quiest retourné à 19 ans en France pour «garder sa liberté d'être Français». L'ancien fermier de la Montagne avait subi les tranchées.

«Aux tranchées, on trouvait ça dur. Mais comme paysan, j'étais habitué à creuser. J'étais un de ceux qui gardaient le

Photo par Lucien Chaput

Le monument belge, boulevard Provencher, Saint-Boniface. Sculptures à deux personnages créée par Hubert Garnier en 1938. Elle mesure 8 pieds en hauteur {75 pieds avec la base).

Commandée par le Club Belge de Saint-Boniface, elle a été sculptée au Gillies Quarries de Winnipeg.

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moral le plus facilement».

Quelque part, dans une autre tranchée, se tenait Edouard Gourbil, qui a participé à tous les coups durs entre 1916 et 1918 avec le 22e Régiment d'infanterie.

«Avant une attaque, on trem- blait. Mais quand ils criaient OVER THE TOP!!!, on sortait de la tranchée. Et à ce moment-là, on n'avait plus peur. C'était fini. On ne pensait plus à la mort.»

Mais après, jamais on ne peut oublier. «La guerre, c'est cruel et pas nécessaire. Je ne sais pas pourquoi il y a eu ces batailles. C'est imbécile, les guerres...»

Moins de 30 ans plus tard, le Dr Georges Sabourin, dans un coin de Hollande, à son tour, doit vivre la guerre. «Eh, doc!! C'est pas des larmes que je veux, c'est une piqürel»

De ses souvenirs de guerre, le Doc n'en a pas trop parlé. «Au début, oui. Pour deux ou trois ans. Après cinqgans, c'est plus la vérité. Ça devient pres- que de la mythologie. Tu ne peux plus démêler le vrai de l'imaginaire.»

En Corée au début des 50, Armand Normand a découvert une «camaraderie qu'on ne peut expliquer. Les anciens de la Première Guerre et de la Deuxième Guerre mondiales vont dire la même chose. C'est

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Le Jour du Souvenir existe pour tout le monde

L'autre côté de la médaille

quelque chose que tu ne peux pas poigner au coin de la rue.ll fallait être sur le champ de bataille».

Olivier Lafond, viscérale- ment, n'a jamais voulu être sur le champ de bataille. Alors, une nuit de décembre 1944, il a sauté du train. Pour devenir un déserteur.

Cette année, pour commé- morer le Jour du Souvenir, La Liberté a choisi de vous pré- senter l'autre côté de la médaille, en plus d'une entrevue avec Robert Dupas, le conseiller bilingue du ministère des anciens combattants.

LE SPÉCIAL

enp.8et9

Par une de ces coincidences dont l'actualité a le secret, Oli- vier Lafond et Robert Dupas sont originaires de Saint-Jean- Baptiste. L'un n'a pas voulu vivre la guerre. L'autre gagne sa vie à aider d'anciens com- battants à surmonter leur vie de soldat.

Aucun n'a vécu directement le champ de bataille. Mais sans aucun doute, le 11 novembre, les deux penseront, à leur façon, d'après leur expérience, aux drames de la guerre. Parce qu'ils savent qu'il n'ya pas pire crime que l'oubli.

Bernard BOCQUEL

Une nouvelle série

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commandez votre bois de chauffage,

Ça peut paraître para- doxal. Mais ce qui a faci- lité la décision du cabinet fédéral dans Paffaire du CF-18, c’est la présence d’un solide contingent de bleus fédéraux au Mani- toba.

Imaginez un peu de quoi le choix de Canadair aurait eu l'air si le Manitoba n'avait pres- que pas de représentants à la Chambre des communes? Les Manitobain(e)s auraïent hurlé à l'assassinat plutôt qu’à une autre trahison.

Conclusion: un parti vérita- blement national, comme l’est le Parti Progressiste Conserva-

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Car c’est bien, en fin de compte, au nom de l'intérêt national que le cabinet a décidé d'accorder le contrat de l’en- tretien des CF-18 à une compa- que canadienne plutôt qu’à la iliale winnipégoise Bristol de la multinationale britannique Rolls Royce.

Seulement voilà: tout le monde n’est pas d'accord sur la conception de l'intérêt natio- nal. Pour le président du cau- cus manitobain, Léo Duguay, il ne fait aucun doute que la définition de l'intérêt national a été quelque peu malmenée.

«Si, dès le départ, on avait décidé, dans l'intérêt national, de donner le contrat à Cana-

(7-156) suivante:

"2

AVIS DE CONVOCATION Assemblée générale

SOCIÉTÉ FRANCO-MANITOBAINE

le 18 novembre 1986 à 19h30 en la salle Pauline-Boutal du Centre culturel franco-manitobain

Par la présente, le Conseil d'administration de la Société franco-manitobaine convoque les membres de la communauté franco-manitobaine à une RÉUNION GÉNÉRALE SPÉCIALE pour décider de l'avenir de Presse-Ouest Ltée, la société éditrice du journal La Liberté.

À sa réunion du 16 septembre dernier, le Conseil d'administration a adopté la motion

«Que le conseil d'administration recommande à une assemblée spéciale en novembre 1986 la vente de Presse Ouest Ltée à des intérêts privés selon les conditions et modalités qui seront déterminées par le conseil d'administration de la S.F.M:»

Toute personne détenant une carte de membre de la Société franco-Manitobaine aura droit de vote sur la proposition qui sera présentée à l'assemblée. Le vote se fera par voie de scrutin.

Pour tout autre renseignement, prière de téléphoner au 233-4915.

On est toujours le minoritaire de quelqu'un

dair, c'était acceptable. Mais je dis fermement qu’une fois le processus des soumissions engagé, je m'en serais tenu aux critères établis.»

«C’est bien clair que comme Manitobain, je ne suis pas d’ac- cord avec la décision. Mais c’est ça qui peut arriver quand deux compagnies remplissent les con- ditions de base fixées. Les gens peuvent se permettre de pen- ser à d’autres choses, comme la question du transfert techno- logique».

«Finalement, c’est devenu clairement une affaire Manitoba contre Québec. J’ai trouvé inté- ressant que ni les libéraux, ni les néo-démocrates n’ont appuyé le Manitoba. Tous les partis étaient divisés. Il y avait ceux qui ont des députés au Québec et ceux qui veulent avoir des députés au Québec.

Cependant, le député de Saint-Boniface rejette l’argu- ment voulant que le cabinet a tranché en faveur du poids poli- tique du Québec (75 sièges) contre celui du Manitoba (14 sièges).

«Je ne suis pas d'accord pour dire que c’est cette question étroite du vote qui a été déter- minante dans la décision du cabinet». Des 40 ministres, plus de 70 pour cent ne viennent ni du Manitoba ni du Québec. Ce sont donc eux qui étaient les juges».

Évidemment, dans cette his- toire, les «juges» ne sont pas ceux qui ontencaissé les coups. Léo Duguay a reçu «énormé- ment d'appels» Et il concède volontiers que cette décision d'Ottawa ne s’estompera pas entièrement d’ici les prochaines élections. Mais il est loin de penser que l'affaire du CF-18 pourrait lui coûter son siège.

«D'abord, j'ai toujours dit que j'avais un emploi avant les élec- tions. Ensuite, il est clair pour moi que je n’ai pas été élu seu- lement pour faire venir des choses chez nous. J'ai été élu pour aider à résoudre les grandes questions, comme ce les de l'économie.»

«Je veux m'assurer que le comté est bien représenté et

u’à long terme, il y aura plus d victoires que de pertes. Car si on vient de perdre une bataille, il y en aura d’autres. Je pense à

LA nonvell LIBERTE

Le journal dont on parle avec ses ami(e)s.

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Léo Duguay, le président du caucus PC manitobain. Une réflexion.

toute la question de la garde des enfants (un comité auquel siège Léo Duguay), des East Yards Winnipeg, un dossier qui «avance rapidement») et aussi à la réforme fiscale. Au moment des élections, les gens se demanderont: est-ce qu’on est mieux aujourd’hui que par le passé?»

Les répercussions de la bataille

du CF-18

La morale de l’histoire, le député de Saint-Boniface la résume dans cette réflexion: «Quand tu es minoritaire, tu dois te battre très fort pour ce qui te revient. Dans ce cas ci, c'était le Manitoba contre le Québec. Dans d’autres cas, ce seront d’autres minorités. Dans ce cas ci, la loi du plus fort à prévalu. C’est pas toujours comme ça, mais trop souvent comme Ça».

Si Jake Epp et ses collègues conservateurs ont vraiment découvert ce que la loi du plus fort peut faire au minoritaire, qui sait? Peut-être que la guerre perdue du CF-18 leur permet- tra de comprendre encore mieux les francophones du Manitoba...

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Écrivez votre chèque ou mandat poste au nom de: La Liberté, C.P. 190 R2H 3B4 ou utilisez votre carte de crédit.

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Voici comment lire votre étiquette: : :

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Anniversaires

Laura et Wilfrid Boulet, ancien- nement de Somerset, leur 45e anni- versaire de mariage le 12 novembre 1986.

Armande et Adonaï Marion, de Saint-Malo, leur 50e anniversaire de mariage le 11 octobre 1986.

Dorilda Carrière, originaire d’Au- bigny, a fêté ses 97 ans, au Foyer de Morris le 10 octobre.

Décè

eces

Marie-Paule Beaudrvy (née Paquin), épouse de Joseph Beaudry, de Saint-

Boniface, décédée le 2 novembre à l’âge de 74 ans.

Joseph Alphonse Adrian Leten- dre, anciennement de Haywood, décédé le 1er novembre à l’âge de 56 ans.

Emmanuel Godin, époux de Gratia (née Tougas) de Sainte-Anne-des- Chênes, décédé le 31 octobre à l’âge de 69 ans.

LA LIBERTÉ

Journal hebdomadaire publié le vendredi par la Société Presse-Ouest Limitée

Le journal de l’année de

Y Association de la { nCX presse francophone LS Fo Québec

Directeur et Rédacteur en chef: Bernard BOCQUEL Journalistes: Lucien CHAPUT

Daniel TOUGAS

Journaliste

coopérant: Stéphane JARRE

Administratrice: Gisèle GOBEIL

Publicitaire: Andrée GILBERT

Typographe: Jocelyne LAXSON

Graphistes: David MCNAIR Denis ST. JEAN René LANTHIER

Secrétaire

relationniste: Jacqueline CHAPUT

Développement

des photos: Hubert PANTEL

Heures du bureau: 9h00 à 17h00 du lundi au vendredi.

Toute correspondance doit être adressée à La LIBERTÉ, Case postale 190, Saint-Boniface (Manitoba) R2H 384, Les lettres à la rédaction seront publiées à la demande du signa- taire, Les bureaux sont situés au 383, boulevard Provencher. Téléphone: (204) 237-4823.

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L'abonnement annuel coûte 21,00$ au Manitoba, 25$ partout ailleurs au Canada et 30$ à l'étranger.

La LIBERTÉ est imprimée sur les presses de Derksen Printers,

Enregistré comme courrier de deuxième classe: No 0477

BLEAU/JOSETTE 149, RUE NOTRE-DAME MAN.

dernière chance de lire cet avis.

DERNIER RAPPEL

Léontine Hamonic, épouse de feu Jean Hamonic, de Saint-Malo, décé- dée le 25 octobre à l’âge de 91 ans.

Lucien Henri Boisselle, époux de Françoise (née Vachon), de Winni- peg, décédé le 27 octobre à l’âge de 69 ans.

Madeleine Marie Parisien (née Peppin), épouse de feu Roger Pari- sien, anciennement de Saint-Vital, décédée le 26 octobre à l’âge de 87 ans.

Yvette Préfontaine (née Pelletier), anciennement de Saint-Jean-Baptiste, décédée le 28 octobre à l’âge de 72 ans.

Abel Robidoux, époux de Fabienne (née Poirier), de Saint-Boniface, décédé le 28 octobre à l’âge de 72 ans.

Robert Charles de Moissac, époux d’Alma (née Carrière), de Saint-Vital, décédé le 29 octobre à l’âge de 71 ans.

Hilda Aurise Labossière (née Mess- ner), épouse de feu Armel Labos- sière, de Somerset, décédée le 30 octobre à l’âge de 52 ans.

Lucien LeBlanc, époux de feue Blanche LeBlanc en première noce et de feue Fleurette (née Jobin) en deuxième noce, de Flin Flon, décédé le 25 octobre à l’âge de 88 ans.

Agnès Mae Fouillard (née Smith), épouse de feu Georges Fouillard, de Saint-Lazare, décédée le 12 octobre à l’âge de 71 ans.

Alphonse Joseph Simard, époux de feu Margaret Simard, de Bissett, décédé le 23 octobre à l’âge de 82 ans.

Annette Marie Piché (née Carrière), décédée le 21 octobre à l’âge de 70

ans.

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400, avenue Taché (en face de l'hôpital Saint-Boniface) Lucille et Yvonne Boulet

Tél.: 237-3891 - 237-6158 4

d'est indique abiectiveent 6 86 10, êtes parmi celles et ceux qui ont reçu, voilà 4 semaines, Votre SEUL avis de réabonnement.

avez pas ‘encore payé 21$ pour 51 numéros (seu- : lement 41 Cents par semaine), cela signifie que vous ne recevrez plus La Liberté début novembre.

_ Alors pour ne pas être coupé(e) de la liste, envoyez votre

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INS ON VA pe VEÏLLER F12 Y'RESTERA PU D'ENVIRONNEMENT PEN-TOLUTE DANS NOS ENVIRONS:

POURQUOI À REGARDER LE le

Radio-Canada Manitoba

À LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembr

2a4.18 novembre 1986

‘4 tn, ht pa . Û ,

(Le texte suivant est tiré d'une étude de Jacqueline Collins-Robert, professeur au département de français-an- glais/anglais-français à l’Uni- versité de l'Ontario à Pickle Lake.)

(...)

Les francophones hors Québec existent. Tout le monde s'entend là-dessus. Maintenant, il ne reste qu’à savoir ils sont, de

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Why don't they just pack up and move back to Quebec?

quoi ils vivent, et s'ils se serventencore del’expres- sion «boss de bécosse».

Les statistiques nous disent qu'il y a environ un million de ces étranges hybrides culturels à l'ex- térieur du Québec. Même le plus profane des profanes peut en dis- tinguer quelques espèces: le Franco- Ontarien (ou l'Ontarois), le Franco- Manitobain, l’Acadien. Mais atten- tion, c'est déjà une faute grave que de mettre tous les Acadiens dans le même bateau. moins,

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LE FEUILLETON

évidemment, qu’on cherche à les déporter).

Il y a au moins deux sortes d’Acadiens: ceux qui adorent Angèle Arsenault et ceux qui la détestent. Il y a ceux qui veulent «toute toute toute la vivre leur vie» et ceux qui préfèrent tout simplement jouer aux cartes le samedi soir.

Les Acadiens (en latin: Edithus Butlericus) ont l'avantage d’être concentrés dans certaines régions des Maritimes. Les Franco-Onta- riens sont éparpillés partout dans leur province.

C'était, après tout, une expres- sion commune, mais les institu- teurs n'ont pas voulu courir de risques. Pendant trois ans, on gar- dait tous les livres dans un champ avoisinant la petite école, et on obligeait les élèves à les lire à grande distance à l’aide de jumelles 58 x 35, Le jeune qui avait tiré la courte paille sortait dans la pluie pour tourner les pages.

(55)

Les francophones hors Québec ne sont généralement pas compris par la majorité. Ce qui est évident dans les commentaires du genre «Why don't they just pack up and move back to Quebec?»

Evidemment, cette proposition n’est pas réaliste pour des raisons aussi diverses que l'évolution cul- turelle, le sentiment d'appartenance et le nombre limité de «U-Hauls» disponibles la fin de semaine.

(En)

En fait, il est possible de rouler plusieurs jours sur les grandes routes de l'Ontario sans rencon- trer un seul Franco-Ontarien. On

RE ee

{dessin de Jean-François Belisle)

ne rencontrera pas beaucoup de toilettes non plus, alors allez-y avant de quitter Thunder Bay.

vendredi du mois Daniel TOUGAS

Je me considère très chanceux d’avoir vu tout un groupe d'Onta- rois lorsqu'ils traversaient la trans- canadienne pas loin de Sudbury. Je crois qu'ils s'en allaient à un concert de Robert Paquette. C'était mer- veilleux à voir; une chance inouïe pour les amateurs de photo.

(..),

Le Franco-Manitobain, histori- quement, est reconnu surtout pour son entêtement. Issu de la tradi- tion de Louis Riel, le jeune Franco- Manitobain apprend très tôt à ne

pas céder aux désirs de la majo- rité. Entre 5 et 13 ans, la seule phrase qu'on réussira à lui extraire est «Je file pas comme pour».

Cette attitude est louable lors- qu'elle empêche la progression de l'assimilation. Mais lorsqu'elle entrave l'avancement d’un pique- nique de famille, c’est à s’en arra- cher les cheveux.

Cet entêtement est venu, en partie, de la période de «résis- tance» dans l’histoire des Franco- Manitobains. L'enseignement du français a été interdit au début du siècle. On montrait aux jeunes élèves de nombreuses façons de cacher un livre de français lorsque l’inspecteur arrivait: comment le glisser dans sa manche ou, en cas d'urgence, comment le plier et l’avaler.

La panique a pris un jour lors- qu’un inspecteur provincial est rentré en criant «Al right, cough up the books!»

467. rue Jeanne D’Arc

Patrick CHABAULT

Tous droits réservés © Patrick CHABAULT.

Livre deux Marius

Aneroid. Saskatchewan. Fin de l'été 1985. On vient de faire connaissance avec Marius, le vieux chum de toujours de Charles-Eugène Langlois, le mari de la «veuve» du 467, rue Jeanne d'Arc. Marius et Charles-Eugène partagent un secret. Mais il semble bien que Marius et Louis Lambert, (l'époux de Léonie Lambert, la fille aînée de la «veuve» Marie-Louise Langlois), décédé acciden- tellement, partagent aussi un secret...

Ces choses n'arrivent jamais chez-nous. À Montréal ou Boston, d'accord. Mais pas dans ces petits Villages les gens apprennent très jeunes à respecter le voisin.

Vous pouvez alors comprendre l'effet que peut avoir sur une communauté un meurtre par strangulation. Le péché mortel prend tout un autre sens.

Ça s’est passé sur la Trans-canadienne à quelques milles de Sainte-Anne-des-Chênes. Un soir d'hiver, évidemment. Tout le monde était à la patinoire pour la demi-finale de hockey...

La victime? Un Québécois qui était venu se trouver une job dans la Seine, habitaient ses cousins de l'Ouest. À peine deux semaines chez la parenté et on découvre son cadavre dans le fossé du numéro un.

La police avait été abasourdie: le jeune homme avait au-dessus de deux mille dollars dans son porte-monnaie quand on l’a retrouvé. C'était comme si le meurtrier se moquait de toute la paroisse.

Le curé Morin avait beaucoup entendu par- ler de cet épisode. Un vieux confrère de classe du Collège de Gravelbourg habitait depuis longtemps Sainte-Anne. Vous comprenez qu’une nouvelle de ce genre voyage vite.

Le comble de l’histoire, c’est que le meur- trier n’avait jamais été puni pour un acte aussi crapuleux. Pis encore, la police n’avait trouvé aucun syspect!

Ils auraient sans doute eu besoin de l’aide d'un homme aussi imaginatif que le curé de Ferland. La lecture, plusieurs années plus tard, d’un ancien numéro de la gazette fran- çaises des Prairies, avait offert une piste fort intéressante.

Il faut comprendre à ce stade que La Liberté et le Patriote était publié chaque semaine et qu’en lisant les rubriques, les gens ignoraient souvent la date à laquelle se tenait un événement. De toute façon, pour la majo- rité des lecteurs, ce journal avait le don d'offrir seulement de la vieille nouvelle!

Pourtant, pour notre historien écclésiasti-

LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 ______

que qui aurait échanger sa soutane pour un chapeau de détective, la date d’une activité était toujours retenue.

Imaginez que le jour même ce jeune Québécois a été étranglé, deux hommes avait passé la nuit dans leur voiture tout près de Notre-Dame-de-Lourdes. On racontait com- ment ils n'avaient ni chandelle, ni couverte et rien à manger. La correspondante de la Mon- tagne avait titré: «Un miracle empêche le glas de sonner».

Elle écrivait comment ces deux, un jeune homme et un autre beaucoup plus âgé, avaient récité le chapelet pour ne pas s'endormir. Il paraît, aussi, qu'ils s'étaient racontés des trucs pas possibles sur leur passé.

Le curé Morin avait souvent relu le dernier paragraphe de ce texte:

«ls attendaient l'appel de Dieu. Devant la mort, ils ont agi comme deux soldats dans les tranchées. Pendant qu'ils regrettaient leurs plus horribles péchés, ils ont demandé l'abso- lution et ont prié tard dans la nuit. Quelle surprise de rencontrer la vie le lendemain matin.»

Oui, Marius Belcourt et le jeune Louis Lam- bert ont être surpris. Dieu aussi.

suivre...)

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Une moisson permanente en faveur des sous-alimentés

Des gens ont faim à Winnipeg

Deux faits: d'un côté plusieurs centaines, voire milliers de Manitobains ne mangent pas tous les jours à leur faim, de l’au- tre, d'importantes quan- tités de nourriture sont perdues, faute de trou- ver preneur.

Entre les deux, Winnipeg Harvest Inc. se charge de limiter ces aberrations en approvisionnant jusqu'à une centaine d'associations charitables.

Des personnes sous-alimen- tées à Winnipeg? Non, ce n'est pas une exagération pour jour- naliste en mal de gros titres,

c'est la réalité quotidienne pour ces 4 700 Winnipégois recen- sés en une semaine (1) par les organismes charitables qui leur ont servi un repas.

Qui sont ces Manitobains affamés? «La faim est partout, affirme David Northcott. D'après le coordonnateur de l'organisme à but non-lucratif qu'est Win- nipeg Harvest«les gens quiont faim au Manitoba(2)sontissus de milieux très variés, parfois même très aisés, mais qui du jour au lendemain se retrou- vent démunis parce qu'ils per- dent leur emploi ou que leur vie familiale se désagrège »

Cette situation est apparue

d'autant plus intolerable a:1x fondateurs de Winnipeg Har-

Les associés de

vest que, dans le même temps, commerçants et producteurs se retrouvent régulièrement avec des surplus alimentaires dont ils ne savent que faire.

Faire croire

Créé en 1984, l'organisme installé à Saint-Boniface (3) depuis 1985, s'est posé en intermédiaire entre une cen- taine d'associations charitables servant la soupe populaire et les détenteurs de stocks ali- mentaires qui ne seront jamais vendus. En quelques mois, l'organisme de la rue St-Joseph est devenu le «grossiste» des distributeurs de repas gratuits.

Ainsi, près de 7 500 kg(76 500

Lhins, Maculay Pornralhion

AVOCATS ET NOTAIRES

ELEANOR R. DAWSON, ssc. LLS.

RICHARD J.F. CHARTIER, 84. LL8.

JOHN R. BRAUN, 18.

ont le plaisir d'annoncer que

FAY-LYNN KATZ, 18.

JOHN C. YOUNGMAN, 1.8.

JOSEPH A. MARINO, 18

font maintenant partie de leur bureau dans la pratique du droit

À. LORNE CAMPBELL, OC, CD. cr. LLD

W. STEWARD MARTIN, c.r JOHN S. LAMONT, cr ROGER J. HANSELL, cr MICHAEL J. MERCURY, cr AJ MERCURY, cr MARTIN H FREEDMAN, cr ANDREW C TOUGH, cr JAMES E FORAN, cr KNOX B FOSTER, cr ELLIOTT B MacDONALD ROBERT G. SMELLIE, cr LEON N MERCURY,cr MARSHALL E. ROTHSTEIN, cr RAYMOND HG. PLETT

J. TIMOTHY SAMSON CYRIL G LABMAN LARRY R CRANE ROLAND B DIAS CHARLES L CHAPPELL COLIN R MacARTHUR ROD E STEPHENSON DAVID G UNRUTH GERALD D. PARKINSON JOEL À WEINSTEIN FRANCES M STATHAM, cr DAVID G. HILL

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6 LA LIBÉRTÉ, la semaine du’? novembre äû 13 nôvembré 1986 _

Le samedi 8 novembre

ouverture officielle

- plénière - explication de la fin de semaine 10h30-1 1h30 atelier #1 11h30-12h00 plénière rapport d'activités - procédures d'élections (rapport du président) 12h00-12h45 - dîner 12h45-13h30 jeux divers 13h39-14h30 - atelier #2 14h30-15h00 plénière constitution 15h00-15h30 libre 15h30-16h30 atelier #3 16h30-1 7h00 formulation des résolutions/recommandations 17h00-1 7h30 - résolutions recommandations VOTE 17h30-18h30 souper 18h30-20h00 spectacle «La Muse Gueule» 20h00-00h30 soirée sociale (thème Hawaien) 1h00 coucher au gymnase

HORAIRE

ASSEMBLÉE ANNUELLE

DU CONSEIL JEUNESSE PROVINCIAL INC. les 8 et 9 novembre 1986 à l'école Précieux-Sang, 209, rue Kenny

Le dimanche 9 novembre

8h00 - lever 9h00-10h00 - messe 10h00-10h30 - déjeuner 10h30-12h00 - plénière - rapport financier - élections

- résultat des élections

David Northcott: «Nous n'encourageons pas les gens à demeu- rer des assistés. Au contraire, c'est parce qu'il y a des Winnipé- gois qui ont faim que nous existons.»

livres) ont été collectés et redis- tribués en juin, 22000 kg (48 500 livres) en juillet, 29 500 kg (65000 livres) en août et 40 000 kg(88 000 /ivres) en septembre.

Ces chiffres pourraient faire croire que la situation se dété- riore rapidement. «En fait, expli- que David Northcott, c'est parce que Winnipeg Harvest est de plus en plus connu par les agriculteurs, les directeurs de supermarché, les petits com- merçants, les industries de l'agro-alimentaire, etc. que notre moisson de surplus augmente aussi vite».

Périmées

L'organisation est aussi de plus en plus efficace (4). Elle repose sur l'aide d'une tren- taine de bénévoles qui vien- nent régulièrement chaque semaine prêter main forte aux deux employés de l'association.

Winnipeg Harvest a d'ailleurs cruellement besoin de volon- taires pour transporter la nour- riture, la charger, la décharger et l'entreposer. «C'est l'occa- sion de mettre ses convictions en pratique», remarque David Northcott.

De plus, cet organisme ne refuse jamais les dons, sauf les denrées périmées impropres à la consommation, quelles que

14 à 25 ans (inscription à la fin de semaine

12h00-12h30 - cérémonies de clôture COÛT: 10$ et repas) 5$ soirée sociale seulement 5$ dimanche seulement

N.B. Le Conseil d'administration du Conseil jeunesse provincial inc vous propose des amendements à sa constitution. Vous pou vez vous procurer une copie au 116-383, boulevard Proven- cher ou composez le 237-8947

soient les quantités offertes. Mais, «ce n'est pas parce que Winnipeg Harvest va mieux que la situation s'améliore. Au contraire, 1987 sera une année encore plus difficile pour les gens dans la misère», avertit David Northcott.

«L'idéal, c'est-à-dire l'inutilité de Winnipeg Harvest», n'est donc pas pour demain.

Stéphane JARRE (1) En août 1986.

(2) Sur 4 657 personnes servies en une semaine par la centaine d'or- ganisations charitables qui font appel à Winnipeg Harvest, 1 038 étaient des enfants de moins de 11 ans, 287 des adolescents de 12 à 20 ans, 2217 des hommes et 1115 des femmes.

(3) Winnipeg Harvest Inc. 688, rue Saint-Joseph, Winnipeg R2H 3E2 (Téléphone: 233-0073).

(4) Pour chaque dollar dépensé par l'organisme (loyer, vans, salaires) l'équivalent de 17$ d'aliments est collecté et redistribué aux organi- sations charitables servant des repas gratuits.

Explorations dans les arts

Le programme Explorations du Conseil des Arts du Canada offre des subventions pour la réalisation de projets novateurs qui abordent la création artistique de façon nouvelle, s'inspirent de plus d'une discipline ou répondent à des besoins précis dans l'évolution de l'activité artistique.

Tout particulier, groupe, ou organisme sans but lucratif ayant un projet original et bien conçu peut présenter une demande. Les propositions sont évaluées par des comités de sélection régionaux. Le processus dure environ

quatre mois.

La date limite pour soumettre un formulaire de demande au prochain concours est le 1er janvier. La

date limite du concours suivant est le 15 avril.

Toute question concernant l'admissibilité d'un projet doit être réglée bien avant ces dates. Les demandes de formulaires doivent être accompagnées d'une brève description du projet et d'un curriculum vitae de la personne responsable du projet.

Pour renseignements, écrire à:

Ke

Explorations

Conseil des Arts du Canada C.P. 1047

Ottawa (Ontario) KiP 5V8

Un seul mot arrive à résumer, tristement, toute la question des services en français: le flou.

Une seule chose est très nette: le gouvernement provincial n’est pas obligé légalement de donner des services en français.

C'est comme ça, des fois, les lois. La Cour suprême du Canada a décidé, une fois pour toutes, en juin 1985, que les lois du Manitoba devaient exister en français et en anglais pour être valables. Mais rien n’a été réglé pour permettre aux franco-

hones de fonctionner avec eur gouvernement dans leur langue.

La réalité, c'est que le Mani- toba est bilingue, mais que le droit de s'exprimer en français n’est garanti qu’au Palais légis- latif et dans les tribunaux. Alors quand Jos Bleau a besoin d’un service de son gouvernement, il doit compter sur la «courtoi- sie» des autorités. Cette cour- toisie si chère à l’ancien pre- mier ministre Sterling Lyon. (1977-1981).

Son successeur, le très néo- démocrate Howard Pawley, avait adopté une attitude plus géné- reuse à l’endroit des franco- phones. N’avait-il pas déclaré, à l'assemblée annuelle de la

Roger Turenne reste optimiste.

SFM (21 mars 82): «Vous n'avez plus à combattre des lois res- trictives, ni l'indifférence, ou même l'hostilité du gouverne- ment, comme cela a pu être le cas par le passé»?

Le Howard Pawley d'avant la crise de 1983 sur l’article 23 avait même ajouté: «La mise en oeuvre d’une politique des lan-

ues officielles n’est pas seu- ement une obligation, c'estune tâche qui nous tient à coeur, parce que la communauté franco-manitobaine est un élé- ment vital, essentiel, de notre grande province.»

Après untelélanenthousiaste,

ilne lui restait plus qu’à dresser la liste «ses nouvelles orienta- tions dans les services en fran- çaisr. Des orientations essen- tiellement dirigées sur deux axes: la bilinguisation de la paperasserie et la création de régions désignées bilingues. (Saint-Boniface, Saint-Vital, Saint-Norbert; la Seine, la Rouge, la Montagne, le Cheval Blanc; Saint-Lazare, Sainte-Rose, Laurier, Saint-Georges/Power- view).

Pour le directeur du Secréta- riat des services en langue fran- çaise, Roger Turenne, la politi- que du gouvernement en matière de services en français est contenue dans ce discours de Howard Pawley.

Seulement voilà:

«Les principes généraux sont là. Ils sont appliqués selon la bonne volonté des ministres et des sous-ministres. || manque un plan d’action concret » note Roger Turenne.

Dur à dire

En d’autres mots, il s’agit de mettre sur papier quel genre de services un ministère doit offrir, par qui, et quand. En bon langage de fonctionnaire, ça s'appelle les modalités d’ap- plication d’une politique.

Et tant que les femmes et les

1) Deux esquisses d'un même tableau

«Veux ou veux pas, au secrétariat d'un ministère du gouvernement provin- cial, on se trouve en plein dans la ligne de tir. Des plaintes du public jus- qu'aux tensions entre employés. Et souvent, le fait qu'on soit franco- phone n'aide pas».

C'estainsique Lorraine Nogue explique la position d'une secré- taire dans la fonction publique provinciale. L'ancienne secré- taire administrative à la Société franco-manitobaine a travaillé comme secrétaire du ministre de la santé, Laurent Desjar- dins, de 1981 jusqu'au mois d'août 1986.

En cette période indécise dans le domaine des services en français au Manitoba, l'un des problèmes majeurs d'une secrétaire bilingue réside dans la répartition des tâches.

«Pendant les quatre ans et demi que j'aitravaillé au minis- tère de la santé, j'étais essen- tiellement la seule secrétaire bilingue, souligne la native de la Saskatchewan.

«Très souvent, j'étais appe- lée à faire des tâches qui ne faisaient pas partie de mon travail, mais qui me revenaient parce que j'étais bilingue. J'étais secrétaire de M. Desjardins à plein temps, mais je me trou- vais souvent à taper des let- tres, à faire de la traduction non technique et à prendre les appels en français pour d'autres départements qui étaient au même étage que nous.» (Dont la gérontologie, la direction des

TE CRT mm intime itiies

sports, et le sous-ministre de la santé.)

«Dans une telle situation, on se trouve, par obligation, à empiéter sur le travail des autres et on sent la jalousie. Ça se comprend parce que tout le monde tient à sontravail,ilsen sont fiers.»

Lorraine Nogue se sentait ainsi prise dans un cercle vicieux. «Tu veux que la bonne entente règne, mais le travail doit se faire tout de même. Pour moi, l'harmonie dans un milieu de travail, c'est capital.»

«Un cas typique c'était quand un francophone appelait et refusait pendant quelque temps de parler en anglais à la récep- tionniste unilingue anglophone. Je prenais l'appel. Mais après, toute la frustration qu'avait res- sentie la réceptionniste retom- bait sur moi»

Insister

Tous ceux qui ont déjà voulu obtenir du service en français au gouvernement provincial savent que c'est au niveau pre- mier de la réception que ça se joue. Sion entend un «bonjour» au téléphone, la demande est facilitée. Sinon, la plupart des gens n'osent pas insister.

«Le ministre de la santé, avait embauché une réceptionniste bilingue pendant un certain temps, poursuit Lorraine Nogue. Mais la réception seule n'est pas un travail à temps plein. Donc nous sommes retournés à l'ancien système une des secrétaires déjà en place fai-

sait la réception, entre autres choses.»

Dans certains autres minis- tères et directions du gouver- nement provincial, la situation est plus favorable. Notamment dans les directions quitouchent directement la francophonie.

Aux ressources culturelles, une direction du ministère de la culture, du patrimoine et des loisirs, deux des quatre secré- taires sont francophones.

Défendre

«C'est sûrement l'un des bureaux qui fonctionnent le mieux en français, affirme Paulette Desaulniers, agente deressources culturelles depuis quatre ans.

La direction des ressources culturelles est en étroite liai- son avec les groupes culturels et artistiques de la ville et des régions. Paulette Desaulniers travaille plus particulièrement avec les groupes francophones. Deux des sept agents sontbilin- gues.

«Au début, j'étais sur la défen- sive, note l'ancienne agente d'information au Centre cultu- rel franco-manitobain. Tous les agents desservaient un groupe spécifique et c'était à moi de faire valoir le mien: les orga- nismes culturels francophones. J'ai appris à défendre les inté- rêts des francophones, non pas de façon émotive, mais de façon intellectuelle. L'esprit d'équipe au bureau m'a beaucoup aidé.»

Daniel TOUGAS

hommes politiques n’auront pas dit exactement aux fonction- naires ce qu'ils veulent comme

services en français, le flou res- tera le maître mot. Alors quand Howard Pawley et ses collègues

compte-t-il «donner au sus l'exemple de la tolérance et de la mesure»?

LÆRE

Dur à dire. La SFM aurait rencontrer le gouvernementen septembre. La rencontre a été reportée à décembre. Ce qui est déjà acquis, par contre, c’est que l’implantation s'effectuera

rogressivement et, surtout, sans

ruit. Le gouvernement ne claironnera pas sur tous les toits comment il choisira de respec- ter sa minorité de langue offi- cielle.

Roger Turenne «demeure optimiste. Je crois qu’une implantation se fera à un rythme

ui correspondra aux besoins

e la communauté franco-mani- tobaine.»

Ça sonne bien. Mais ça reste

R.T. (Terry) ROBERT

Service pas compris

flou. Beaucoup trop flou.

Pour les francophones qui veulent communiquer efficace- ment avec leur gouvernement. Mäais aussi pour la «French Con- nection», ces femmes et ces hommes qui son amenés, au coup par coup, à donner des services en français. Ces quel-

LI

que 500 personnes (sur les 12 500 dela ON étion publique) qui verraient sans doute d'uR bon oeil toute clarification comme le rapporte cette se- maine Daniel Tougas, dans le premier article d’une série.

Durant les prochaines se- maines, La Liberté va ouvrir le dossier des services en français. Un dossier complexe, aux nom- breuses ramifications. Mais tellement important. Puisque c'est à la qualité des services en français qu’on devra bien, un jour, mesurer le droit des francophones à vivre chez eux dans leur langue.

Bernard BOCQUEL

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Nous sommes heureux d'annoncer la fusion des deux cabinets

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LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

7

«On est très occupé. On a pas mal atteint un sommet. Pour au moins cinq autres années» estime Robert Dupas, l’un des conseillers qui a la tâche d'aider les soldats de la Grande Guerre, la Deuxième Guerre mon- diale et la guerre de Corée.

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L'explication du bourdonne- ment d'activités au sein du

ministèredesanciens combat- tants est simple. C'est mainte- nant que les soldats de la Deuxième Guerre mondiale ont besoin de plus d'aide.

À cause du passage à la retraite, à cause de problèmes de santé. «C'est bien prouvé. Les anciens combattants con- naissent beaucoup de problèmes de santé avant l'âge», note le natif de Saint-Jean-Baptiste âgé de 33 ans. «L'alcoolisme est aussi plus élevé que la norme. Certains se sont mis à boire après la guerre pour essayer d'oublier.»

Le conseiller régional depuis 4 ans ne pense pas qu'il existe une mentalité de l'ancien com- battant. Mais bien qu'il trouve que «c'est pas mal difficile de généraliser», certains traits ressortent.

«ils veulent être aussi indé- pendants que possible. Ils sont passés à travers tellement de choses difficiles, qu'ils ont con-

Robert Dupas, ‘conseiller régional au ministère des an- ciens combattants.

fiance en eux. Souvent, ils ont peur de demander de l'aide. Ils

L'autre côté

Les anciens combattants ont droit à de l’aide

veulent être bien en contrôle d'une situation, mais ils ne le sont pas nécessairement. On trouve des gens pas mal têtus, des gens qui souffrent de ner- vosité».

Tout spécialement en charge du Sud-Est, Robert Dupas passe près de la moitié de son temps en dehors du bureau, à rencon- trer des personnes sur le ter- rain, pour offrir une aide directe. «Des fois, ils appellent. Maisils sont fiers. Alors je reçois un appel d'un ancien combattant qui me dit: «Va voir telle per- sonne.….». Entre eux, ils s'ai- dent beaucoup. Souvent aussi, c'est la parenté qui va télépho- ner.»

Pour ce qui concerne les vil- lages francophones, le conseil- ler remarque qu'il y a moins d'anciens combattants iden- tifiés à Saint-Pierre-Jolys qu'à Saint-Malo ou Sainte-Anne- des-Chênes, par exemple.«Par rapport à la population,ily. en a moins que j'aurais pensé. Peut-être qu'ils n'ont pas besoin d'aide, qu'ils sont encore bien

Qu'est-ce qu’il y a

de neuf à la SEM

ces temps-ci?

Une chronique

mensuelle

qui commence

la semaine

prochaine...

LA SOCIÉTÉ FRANCO-MANITOBAINE

C.P. 145, Saint-Boniface (MB) R2H3B4

8 LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

indépendants, ou qu'ils ne savent pas qui contacter. Ou tout simplement, qu'il y en a moins qu'ailleurs.»

Et en règle générale, com- ment les anciens combattants voient-ils le Jour du Souvenir? «C'est pas mal un temps solen- nel pour eux. D'habitude, je reçois de 25 à 30 appels télé- phoniques par jour. Mais beau- coup moins quelques jours avant et après le 1 1 novembre. On dirait que l'ambiance est plus calme, que tout est plus introspectif. C'est difficile à dire avec des mots. Le 11 novem- bre, en général, ça leur dit quelque chose.»

Bernard BOCQUEL

Les anciens combattants en chiffres

Les dernières statisti- ques disponibles (avri/86) font état de 650500 anciens combattants.

e 15100 de la Grande Guerre (moyenne d'âge: 89 ans. Les «bébés» ont au moins 85 ans)

e 609 700 de la Deuxième Guerre mondiale (moyenne d'âge: 66 ans)

e 22800 de la guerre de Corée (moyenne d'âge: 57 ans)

e ll reste 2 900 personnes qui ont combattu en 14-18 et 39-45.

Le Manitoba compte pré- sentement 44200 anciens combattants.

Sans entrer dans les dé- tails, et simplement dans le but de donner un ordre de grandeur, notons que:

Un ancien combattant célibataire ayant servi outre- mer touchera un montant d'allocation suffisant pour lui assurer un revenu men- suel de 700$ (7 000$ pour un couple)

e La pension d'invalidité est accordée à l'ancien com- battant indépendamment de son salaire mensuel. La pen- sion est fonction du pour- centage d'invalidité accordé. Un célibataire invalide à 100 pour cent reçoit en gros 1 200$ par mois (Au Canada 137 765 touchent une pen- sion d'invalidité. Au Mani- toba ils sont 8 394).

e Pour une veuve (mari décédé pendant la guerre) la pension s'élève à environ 900$ par mois.)

Par ailleurs, les anciens combattants bénéficient, depuis 1981, d'une pro- gramme appelé Autonomie aux anciens combattants (V.LP., Veteran Independent Program). L'idée c'est de s'assurer que les personnes puisent rester aussi long- temps que possible dans leur milieu.

Ainsi, par exemple, un an- cien combattant admis au programme peut obtenir jus- qu'à 600$ par an pour faire tondre son gazon, pelleter sa neige, etc.

incorporé le 28 août 1941,le matricule H 601 327 déserta le premier jeudi de décembre 1944. Après s'être caché pen- dant 352 jours, le troi- sième fils d'Omer et de Léonie Rajotte se rendit aux autorités. || fut con- damné à un an de prison.

En mars 1946, après avoir purgé six mois de sa peine, les autorités le libérèrent. Olivier Lafond, déserteur, se retrouva à la gare d'autobus de Winni- peg. Destination finale: son chez eux, Saint-Jean-Baptiste.

«J'attendais le bus pour Saint- Jean-Baptiste, se souvient Oli- vier Lafond, lorsque j'ai ren- contré un Carrière de Saint- Adolphe qui s'était enrôlé comme soldat actif. On s'était connu un peu au camp d'en- traînement de l'armée.»

«En me voyant, il m'a demandé: t'es-tu malade? T'es blême comme un drap! J'étais blême, tu comprends. Ça fai- sait six mois que j'avais pas vu le soleil!»

«Je lui ai dit: j'ai déserté l'année dernière. Je viens de sortir de prison. Alorsil m'a dit: j'aurais faire la même chose, moi aussi. Etiltoucha la jambe de son pantalon. Îl avait perdu une jambe, coupée par un éclat d'obus.»

«En 41, lorsque j'ai eu 21 ans, j'étais obligé de faire mon service militaire. Cette année- là, on avait fini les battages très tôt. Alors j'étais allé à Mariapolis, chez un Lussier J'attendais qu'on m'appelle pour le service. Alors j'ai téléphoné à la maison pour leur dire je restais. Trois jours plus tard, l'ordre était arrivé».

Plus vite

«J'ai eu üne semaine, une dizaine de jours tout au plus, pour faire ma valise. J'ai fait mon entraînement général à Portage-la-Prairie. J'ai été deux mois là. Ensuite, j'ai reçu de l'entraînement supplémentaire au Fort Osborne à Winnipeg.»

«Le pire, ça a été les quatre premiers mois. T'avais laissé tes parents, tes amis. T'étais chez des étrangers. J'ai été chanceux. Alfred Landry d'Au- bigny s'était enrôlé en même temps. On était allé à la petite école ensemble».

«Après Fort Osborne, on m'a transféré à Nanaimo. J'étais avec le Royal Canadian Regi ment. Rendu là, j'ai entendu dire qu'il y avait un régiment de Québécois. Avec eux, j'étais plus chez nous. Le temps a passé plus vite».

«On est parti au mois de juil- let 1943 pour les Îles Aléou- tiennes à 600 milles de la fron- tière russe. On s'en allait au front, se battre contre les Japonais. Les Japonais avaient quitté l'Ile. Il y a eu quelques soldats qui ont été tués par des mines».

«On entendait parler de la guerre. Quand onétait sur l'Ile,

æ 44 7 #

e la médaille e vais te

Olivier Lafond. «Au début, quand j'en parlais à mes enfants,

j'en dormais pas de la nuit...»

on à entendu parler de l'épi- sode de Dieppe. Notre capitaine, unnommé Masson, avaitété blessé à Dieppe. C'était grâce à ses soldats qui l'avaient tiré de la boue qu'il était vivant.»

«C'est qu'on s'est rendu compte de la réalité. Dieppe,ça avaitété une vraie boucherie. ll n'y avait pas de pitié.»

«On est revenu en 1944, à Terrace, B.C. Entre temps, la conscription avait passé, ons'en allait outre-mer. On s'en allait à Val Cartier. On s'en allait dans l'Est pour l'Europe. On allait de l'autre bord»

.

«On y a réfléchi en revenant dans le train. Les gars de l'Est nous disait: venez dans l'Est. On va vous cacher. On a pré- féré débarquer icitte».

Ilneigeait

«|| y avait une jonction à qua- tre milles à l'ouest de Winni- peg. Les deux ensemble, Alfred Landry et moi-même, on a débarqué. C'était à peu près cinq heures du matin. On s'est aligné sur le plant de betterave à sucre de Saint-Norbert, qu'on

La Liberté,

le journal de l’année de l'Association

de la presse francophone

hors Québec.

l'événement

voyait à l'horizon. Lorsqu'il fai- sait jour,onétait déjà rendu au chemin numéro 765».

«Deux jours après, les polices de Morris et les polices mili- taires sont venues chez nous Ils ont été chez Landry pour commencer. C'était une heure et demie du matin quandils ont cogné à la porte.»

«Le père de Landry avait télé- phoné pour nous dire que les polices s'en venaient. Ils sont passés tout drette en premier. ils sont allés à deux, trois mai- sons plus loin. J'ai eu le temps de me sauver dehors»

«il neigeait ce soir-là. J'ai sauté le perron. Ils n'ont pas vu mes traces. Je m'étais caché dans une grosse meule de paille. Je les voyais. Après ça, je suis retourné à la maison»

«Les polices venaient à tout bout de champ. Le jour de l'an, la famille était en pleine fête. Ils sont venus. Ils ont cherché partout. Ils ont même relevé tous les prélarts. Landry lui, la police l'avait retrouvé chez lui dans la maison»

«J'ai passé l'hiver chez Louis Massicotte à Sainte-Anne. Jeanne Massicotte avait ensei- gné dans le coin. C'est par l'en- tremise d'elle que je suis allé à Sainte-Anne. Le 6 décembre, mon grand frère est venu me mener. Là, on l'a dit à per- sonne, même pas à mes deux soeurs qui vivaient au village.»

«À Sainte-Anne, j'ai resté

chez Auguste Lapeyre. Louis Massicotte commençait à avoir peur un peu. Lapeyre restait assez loin en campagne. Il avait besoin d'un homme. Il avait plusieurs vaches à tirer. Le dimanche, j'allais à la messe chez les Desrosiers. Monsieur le curé venait dire la messe parce qu'il y avait une couple d'infirmes qui restaient là.»

«De là, au printemps, je suis allé à Saint-Eustache. Monfrère connaissait un Rivard de là. Rivard lui a dit que Hilaire Lachance, on l'appelait «Pitour», avait besoin d'un homme. La guerre finie, Lachance était venu me mener voir un mem- bre du parlement».

«Ça a pas aidé quand même. J'ai été condamné pour un an. J'ai fait six mois de prison. Je ne pouvais pas aller à la prison militaire. Il y en avait trop déjà. La prison était pleine. On m'a envoyé à Headingley, j'étais cuisinier.»

dire bien franchement

«On voulait pas aller se bat- tre. La guerre, ce n'était pas trop bien vu. Qu'est-ce qu'on a à faire d'aller se battre en Europe. La guerre, ce n'est pas bien vu de personne»

«Je vais te dire bien fran- chement. Au Canada, on ne se fait aucune idée de ce qu'est la guerre. L'année passée, ma femme et moi, on est allé faire un voyage en Europe: la Hol- lande, la Belgique, la France».

«Notre guide nous a dit: ça a pris 30 ans avant que ça revienne à la normale, que les tranchées dans les champs dis- paraissent. En Italie, dans le flanc d'une montagne, on a visité un cimetière de nos sol- dats qui sont morts là.»

«Je sympathise bien avec ceux qui ont perdu leur vie, qui sont morts là. Le 11 novembre, je fais toujours une prière pour les soldats qui sont morts aux fronts...»

Lucien CHAPUT

Le samedi soir au Canot, c’est maintenant

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31 août 1987.

Le Canot est un club privé administré par le

Wstial du opageu

768, avenue Taché, St-Bon. 237-7692

LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 9

NOVEMBRE

Winnipeg: Le Manitoba Theatre Centre (Mainstage) présente «Brigh- ton Beach Memoirs, de Neil Simon, à 20h, jusqu'au 15 novembre.

Winnipeg: Le Market Theatre de l'Afrique du Sud présente «Asina- mali!» au théâtre Playhouse, à 20h, du 12 au 16 novembre.

Saint-Boniface: «Artisans à l’oeu- vres, à la galerie 1 du Centre cultu- rel franco-manitobain, «Themisto- cles Wirsta» à la galerie 11, jusqu’au 25 novembre.

Vendredi 7

Saint-Boniface: Séminaire sur «Les femmes et le Nouveau Testament»: b

animé par Olivette Genest, profes- seur no de théologie, à l’au- ditorium de l’Institut de recherche de l'hôpital général de Saint-Boni- face, de 19h00 à 21h30. Ce sémi- naire se poursuivra de 9h00 à 16h30, le samedi 8 novembre (Renseigne- ments: Institut d'éducation pasto- rale de Saint-Boniface, 235-3085.)

Winnipeg: Danse avec le Big Band de l'orchestre Owen Clark, orga- nisée par le Canadian Mental Health Association, au Holiday Inn

au centre-ville, à 20h30.

Saint-Boniface: le 100 Nons au Foyer du Centre culturel franco-manito- ain.

Winnipeg: L'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Sea- gram Pops #2» à la salle du cente- naire, à 20h.

Saint-Boniface: Le jazz de Ron

Paley, au Foyer du Centre culturel franco-manitobain, de 15h à 18h.

Saint-Boniface: le 100 Nons au Foyer PUCERES culturel franco-manito- ain.

Cl -Añatre

Votre gâteau de Hoël c’est maintenant qu’il faut y penser!

«Les Guides font un prélèvement de fonds, qui se répète chaque année! C'est la vente de gâteaux aux fruits. Une idée de cadeaux de Noël: pour vous-même, vos

amis, votre famille, etc. C’est tellement délicieux! Chaque gâteau pèse deux livres et se vend 7,50$ l’unité. Pour commander votre gâteau, appelez au bureau guide au 237-6217.»

Guides Catholiques du Canada District du Manitoba

(Guides du Canada secteur français)

nm 466, rue Aulneau, Saint-Boniface R2H 2V2

La Broquerie: Le Théâtre De Mois- sac présente «Et dire que ma Flo- ride m'attend!» au gymnase de l’école secondaire à 14h et à 20h (Renseignements et billets: 424-5363).

LE CALENDRIER PROVINCIAL Somerset: Le spectacle «Shubert Alley: The Broadway Tradition», à

l’église de Somerset, à 19h30. (Tiger Hills Arts Assoc. 526-2063).

Saint-Boniface: Rémi Bouchard en concert, à la salle Pauline-Boutal du Centre culturel franco-manito- bain, à 20h.

Winnipeg: L'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Family Pops #2», à la salle de centenaire, à 14h.

Saint-Boniface: Congrès du Service du mariage et de la famille du Manitoba Inc., de 9h45 à 16h30, au sous-sol de la Cathédrale de Saint- Boniface.

Aubigny: Bazar à 14h, suivi d’un souper à 17h, d’un bingo et d’un tournoi de cartes à la salle Nor- mandin.

Lundi 10

Winnipeg:Conférence sur «Louis Pasteur et l’Institut Pasteur de Paris» par le Dr Albert Delaunay, invité de l’Alliance française du Mani- toba, à 20h à l’auditorium du Musée de l’homme et de la nature, 190, rue Rupert. Entrée libre. (477-1515).

Jeudi 13

Winnipeg: Le Prairie Theatre Ex- change présente «The Revival» de Sandra Birdsell, à 20h; jusqu’au 7 décembre.

s

Ile-des-Chênes: Tournoi de crib- bage à la salle des Chevaliers de Colomb à 20h.

du lundi 10 novembre au dimanche 16 novembre

Vendredi 14

Winnipeg: Actor's Showcase pré- sente la pièce pour enfants «The Mystery of the Oak Island Trea- sure» de Jim Betts, au théâtre Gas Station, jusqu’au 23 novembre,

Winnipeg: L'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Mas- terworks #4», à la salle du cente- naire, à 20h.

Winnipeg: «Kerouac, un documen- taire sur Jack Kerouac de John Antonelli, et «Pull My Daisy» de Robert Frank, à 20h, au Cinéma Main.

Notre-Dame-de-Lourdes: jacques Lussier en spectacle, au Club d'âge d'or, à 20h30.

Samedi 15

Saint-Jean-Baptiste: Soirée-gala au profit du Club de curling à la salle de centenaire à 17h30 suivit d’un spectacle de Jacques Lussier à 20h30 (Paulette Vermette: 746-8227).

Saint-Boniface/Saint-Vital: Vente de garage organisée par le YMCA, au 5, avenue Fermor de 9h à 13h.

Winnipeg: l'Orchestre symphoni- que de Winnipeg présente «Mas- terworks #4», à la salle du cente- naire, à 20h.

Winnipeg: «Kerouao, un documen- taire sur Jack Kerouac de John Antonelli, et «Pull My Daisy» de Robert Frank, à 20h, au Cinéma Main.

Saint-Jean-Baptiste: Souper-specta- cle au profit du comité de curling. À 17h30, rafraîchissement; à 18h30, souper; à 20h30 spectacle avec Jacques Lussier. À la salle du cen- tenaire (entrée: 50$).

Jeudi 20

Winnipeg: Festival du Beaujolais nouveau, au Centre culturel franco- manitobain, à 20h.

Vendredi 21

Saint-Lazare: Jacques Lussier en spectacle, à la salle communau- taire, à 21h.

mn Ar de (CC: LL 24

®%7

du lundi au vendredi

À votre rythme Passe-partout Première édition

Le vagabond Ce Soir Manitoba

des sports

18h30 Country chaud Émission de variétés en provenance de Moncton.

19h00 Le Clan Campbell

19h30 Poivre et sel

Hermance croit s'être fait voler la montre qu’'Ar- thur lui à donnée à l'oc- casion de leur mariage.

20h00 Le temps d’une paix Antoinette renoue avec

une ancienne connais- sance.

22h15 Le Parc des Braves

Tandis que Flore et Pierre- Paul poursuivent leurs vacances en Gaspésie, Marie s'inquiète du sort des prisonniers et des grands blessés de Dieppe.

22h45 Décibels

Inv. Marie-Claire Séguin.

23h15 Cinéma

Johnny Guitare. Drame. Avec Joan Crawford. Dans une petite ville de

10'

Les belles histoires des pays d’en haut

Le Téléjournal suivi de Le point, de la météo et

l'Ouest, une jeune femme ouvre un «saloon» qui lui apportera, espère-t- elle, la prospérité. Mais la jalousie et l’animosité d'une riche propriétaire compliquent les choses.

14h30 Cinéma Maman, je t'attendrai au ciel. Un enfant atteint de leucémie réussit à com- muniquer aux adultes qui l'entourent une vision de l'existence pleine d'es- poir et d'optimisme. 18h30 Génies en herbe Série manitobaine. L'école de St-Jean- Baptiste affronte le Col- lège St-Paul. Anim.: Pierre Chevrier, Réal.: Donald Hétu. 19h00 La clé des champs Grain d’or et décadence. 19h30 L'agent fait le bonheur L’aveugle. 20h00 Lance et compte

LA LIBERTE 14" Ébfnaine ? novémbre

(10e de 13). Pierre avoue son amour pour Lucie à sa mère.

22h15 Dallas Problème d’argent. 23h15 Cinéma

La forteresse, Mélodrame. Avec Paul Dupuis, Jac- ques Auger. Un mysté- rieux accident éveille les soupçons d’une jeune et intrépide journaliste (can. 48).

14h30 Le temps de vivre Avec Pierre Paquette.

18h30 Hebdo Magazine d'actualité régionale. Anim.: Sylvie Robillard. Réal.: Philippe Vrignon.

19h00 Star d’un soir Émission de variétés ani- mée par Pierre Lalonde.

20h00 Insolences d’une caméra

20h30 Le sens des affaires

Magazine économique.

22h15 Bestsellers La chartreuse de Parme. 6e épisode,

23h15 Cinéma

Lesfleursdesan, Drame. Avec Charles Durning. Un débile mental est jugé dangereux par les hommes d’un village. Aussi lorsque la petite fille dont le malade par- tageait les jeux inno- cents, est blessée griè- vement par un chien, le postier et ses amis par- tent en mission punitive contre le garçon.

au 13 hovembre1986

14h30 Cinéma Le shérif et les extra- terrestres. Comédie.

18h30 Les grands films La guerre des tuques. Comédie dramatique. Libérés de l’école pour les vacances d'hiver quel- ques enfants d’un village occupent leurs loisirs en jouant à la petite guerre.

20h30 Ici

Radio-Canada L'humour. Un dommage aux comiques.

22h15 Manon Il est cinq heures, doc- tor Larose.

22h45 Cinéma

Le Mans. Avec Steve McQueen. Un pilote américain revient parti- ciper à la course auto- mobile des 24 heures du Mans, même s'il a été victime d’un accident l'année précédent. (amér. 71).

18h30 Autoroute électronique Anim.: Pierre Guérin. Réal.: Richard Simoens. 19h00 À plein temps Tabou chez les Cham- poux. 19h30 Le monde merveilleux de Disney

20h30 Contrechamp “Bingo”: les émeutes M 4 pénitenciers.

22h15 Séries plus

La Mafia, (5e de 7). Drame

L'ÉVÉNEMENT

policier. La Mafia réagit à l’action du Commissaire Catani en s’en prenant d’abord à Titti puis en kidnappant sa fille Paola. 23h15 Cinéma

Le Parrain. (The Godfa- ther) (1ère de 2). Drame policier réalisé par Fran- cis Ford Coppola. Avec Marlon Brando, Al Pacino. À son retour de la guerre, le fils d’un chef de la mafia américaine décide de ne pas se mêler aux affaires de la famille. Pourtant, après une ten- tative d’assassinat sur son père par une bande rivale, ilentreprend de descen- dre lui-même les adver- saires (amér. 72). (Suite demain à lamême heure).

e POUR LES JEUNES ET LES MOINS JEUNES GÉNIES EN HERBE, le mardi à 18h30

Sous le feu des questions que leur pose Pierre Chevrier, les étudiants des écoles secondaires du Manitoba se livrent une lutte tout aussi ami- cale que serrée.

Cette semaine:

Le Précieux-Sang affronte Vincent Massey Réalisation: Donald Hétu.

LA GUERRE DES TUQUES

Aux Grands films, le jeudi 13 novembre à 18h30

Réalisée par André Melançon, cette comédie dramatique raconte une sorte de guerre entre deux «gangs d'enfants» pour la possession d’un château de glace.

À travers les enfants, ce film soulève des ques- tions fondamentales comme la paix, la guerre, l'amitié et la solidarité.

e ET POUR LES CINÉPHILES

LA MAÎTRESSE DU LIEUTENANT FRANÇAIS

Le 16 novembre à 20h25 Aux Beaux Dimanches

Avec Meryl Streep et Jeremy lrons dans les rôles titres.

Le nouveau disque de Daniel Lavoie est sorti la semaine dernière. Vous savez qui a reçu une des premières copies? Avant Montréal et Paris? Saint-Boniface!

Au tout début de la semaine dernière, Léo Dufault, le réali- sateur de l'émission «Cahier manitobain» à CKSB, a trouvé le nouveau Lavoie sur son bureau avec une note de l’auteur qui disait: «Play it again, Duff!»

«Duff», c'était le sobriquet de Léo Dufaut au temps notre Manitobain errant était encore dans sa province natale.

Dernière nouvelle du camp Lavoie: le chanteur vient d’ob- tenir le prix de la chanson Wallonie-Bruxelles-Québec, décerné chaque année alterna- tivement au Québec et en Bel- gique.

Le nouveau disque, qui s’ap- elle «Vue sur la mer», a été ancé à Paris le 4 novembre et

sera lancé à Montréal lundi 10.

\ 4

Il y a deux semaines, le public winnipégois a pu mieux com-

Derrière l’image,

prendre la situation politique aux Philippines à travers le spec- tacle de la Philippine Educatio- nal Theatre Association. Cette semaine, une petite fenêtre s'ouvre sur l’Afrique du Sud.

Daniel | TOUGAS

Le Market Theatre Company de Johannesburg présente «Asi- namali» («A South African Ritual of Rage»), un spectacle évoquant en mime, en chansons et en danse la vie des Noirs dans un comté sud-africain.

Les cinq comédiens de Johannesburg jouent essentiel- lement leur propre rôle dans cette pièce narrée, utilisant leurs vrais noms et leurs expériences personnelles pour tracer un tableau tragi-comique du cli- mat politique qui règne actuel- lement dans leur pays.

«Asinamali» est une présen- tation du None Folk Festi- val. (Au Pantages Playhouse du mercredi 12 au dimanche 16, à

20h). à

La musique du composi- teur franco-manitobain Rémi Bouchard remplira la salle Pauline-Boutal dimanche 9 novembre.

«Souvenirs: Rémi Bouchard, sa musi rue et ses camarades» regroupera, outre le composi- teur lui-même au piano, des membres de l’Orchestre sym- phonique de Winnipeg ainsi que le guitariste Guy Michaud et la soprano Diane Berger.

Le concert est une produc- tion des Éditions du blé, qui ont publié toutrécemment le recueil musical «Souvenirs» de Rémi Bouchard . Le Centre culturel franco-manitobain collabore à l'événement.

L'entrée pour ce concert, qui débutera à 20h, sera gratuite, grâce en partie à l’Union des musiciens du Manitoba.

le peintre

Thémistocle Wirsta: «L'art c’est de créer, mais le grand art, c’est de vivre de ce qu’on a créé!»

«C’est abstrait, mais ce n’est pas abstrait», affirme Thémistocle Wirsta, devant l’une de ses toiles dans la galerie 11 du Centre cultu- rel franco-manitobain.

Ce peintre parisien d’origine ukrainienne, nous rappelle, en fait, que la peinture abstraite ne demeure abstraite que si nous n’y «participons» pas.

L'artiste s'arrête devant une peinture dont les couleurs s'ouvrent devant nous comme une clairière. «Qui n’a pas vu ce coin-là dans la nature? Ça a été

peint sur un autre continent, mais on ne peut pas le limiter à un seul lieu. Ça peut-être «vrai» pour chacun de nous».

Il raconte l’histoire d’un vieil homme qui examinait l’une de ses peintures lors d’une exposi- tion à Paris. Thémistocle Wirsta voyait le vieux scruter attenti- vement la’ toile non figurative qui se trouvait devant lui. Le peintre s’est approché et

l’homme lui a dit: «Celle-là, je l’achète!»

Quand Wirsta lui a demandé quels aspects de cette peinture avaient attiré son regard, le vieillard a répondu: «Mais Monsieur, c’est nos deux petits chiens!» Le vieil homme lui a décrit en détails ses chiens dans la peinture. Peu après, la femme du vieillard est arrivée et a dit, sans hésitation: «Mais c’est nos deux petits chiens!»

«Les peintres vendent souvent l’image et non pas la peinture; c'est-à-dire, l’image la plus fidèle de ce qu'ils ont vu, souligne le peintre de la nouvelle école d’après-guerre de Paris. Pour- tant, c’est ce qu’il y a derrière l’image qui compte. Le langage personnel, le style».

Thémistocle Wirsta a fait parallèlement des études d’ar- chitecture, de sculpture et de pese à Tchernovtsky en

kraine et à Bucarest, avant de s'installer définitivement à Paris en 1950, à l’âge de 26 ans.

Dans les toiles qu’on pourra voir au Centre culturel franco- manitobain jusqu’au 25 novem- bre, on décerne deux genres de paysages imaginaires: les uns éclaboussants de couleur, comme d'immenses fleurs qui font éclosion. Les autres, com- posés uniquement de formes

éométriques métallisées et BAR délimitées, évoquant des univers cosmiques.

«Le peinture, c’est de la créa- tion, pas de la re-création. Sou- vent, avecses modestes moyens, le peintre essaye de copier la nature. Ce n’est pas possible. Ma femme et moi avons vu, depuis le début de notre séjour au Manitoba, des couchers de soleil: des rouges et des oranges qui se fondent graduellement en ciel bleu, avec un nuage gris en silhouette. Si un peintre avait pu rendre ça tel quel, personne ne l’aurait crul»

«Le fait est que le coucher de soleil existe déjà. Je veux, par la peinture, apporter quelque chose qui n’existe pas encore».

Le pianiste-compositeur Rémi Bouchard à la salle Pauline- Boutal.

The Color of Money. Un «pool hustler» fin arna- queur retiré, joué par Paul Newman, devient le men- tor d’un jeune cré-fin qui est également «hot shot» au billard (7om Cruise).

Le vieux pro établit une rela- tion d’affaires avec le jeune et son amie, et les trois partent à la recherche de pigeons dans les salles de billards de la côte est américaine, en route vers un grand tournoi de boules à Atlan- tic City. Le but: faire autant d'argent que possible. Toutes les ruses sont bonnes.

Newman est dans son élé- ment. Cruise est incurablement fraichier.

La caméra de Martin Scor- sese (After Hours, Raging Bull, Taxi Driver) rôde autour des personnages et des tables de boules comme un lion en quête de souper. Pas un seul angle ne nous échappe. Un très bon film.

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La Tougâterie: Lorsqu'on donne un numéro detéléphone dans un film de Hollywood, on se sert toujours des trois mêmes premiers chiffres. Lesquels?

©

Vous voulez élargir votre vocabulaire français? La divi- sion de l’Éducation perma- nente de l’Université de Win-

365 bons mots pour tout public

nipeg veut vous faciliter la tâche.

L'Université vient de publier un calendrier intitulé «365 bons mots». L'ouvrage, qui était des- tiné au début aux étudiants de français, sera maintenant vendu au grand public.

«Le but du calendrier est l'enrichissement du vocabulaire français, explique Alexis Mar- jerison, qui a compilé et com- posé ce glossaire chronologi- que. Il présente un nouveau mot, sa définition et une phrase qui précise son emploi, chaque jour de l’année.»

Illustré de nombreux dessins d'artistes manitobains, le calen- drier est actuellement disponi- ble chez nos deux librairies, À la page et la Boutique du livre.

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La Tougâterie: De quels trois premiers chiffres se sert- on toujours dans les films de Hollywood? 555. Notez-le la prochaine fois que deux acteurs s’échangent un numéro.

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En partant: Le mardi 11 novembre, pour marquer le Jour du Souvenir, l'émission «Le Point» à Radio-Canada (suivant Le Téléjournal) présentera un film de l'Office national du film: «Retour à Dresden». Le film raconte la visite d’un ancien combattant canadien à Dresden en Allemagne».

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LA LIBERTÉ, la.semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

ÂGE:

LUE

Automne 66. Les Boîtes à chansons poussent comme des champignons. Lesjeunes Franco-Manito- bains débordent d'enthou- siasme et montent sur la scène. Ils entrent en force dans la légende des six- ties.

Ce qui d'habitude n'estqu'une vague a été cette fois un raz- de-marée. Attention, les enfants du baby boom débarquent, envoyant tout ce qui ne les intéresse pas, comme ces con- cours de la relève, sortes de «Génies en herbe» organisés par les parents pour sauvegar- der la culture francophone, dans la fosse de l'oubli.

«Onétaittellement nombreux, explique Gérald Paquin, que tout ce que notre génération acceptait devenait immédiate- ment un triomphe. On trans- formait les chanteurs que nous aimions en super-héros. Quand

«Et maintenant, que vais-je faire, de tout ce temps...»

Tous les garçons et les filles de mon âge...

Gérald Paquin: «Chaque géné- ration a son point de rencon- tre, la Boîte à chansons a été le nôtre».

notre génération achetait un disque, c'était instantanément beaucoup de ventes».

Le jeune musicien parcou-

Quand vos parents, vos enfants ou vous-même débutiez dans le show-biz..

Pour se (re)plonger dans l'ambiance des 60, rien de tel que de consulter le pro- gramme des boîtes à chan- sons(*).

Ainsi, à Saint-Pierre-Jolys, les «Élucubrations fantasmago- riques» ont attiré plus de 500 personnes venues de toute la Rouge, pourécouter notamment:

«Fais-toi donc croque-mort», par les Diables rouges; «Un garçon manqué», par Joanne Gosselin; «Tu n'as jamais com- pris les filles», par Noëllie Gos- selin; «La poupée qui fait non», par Rhéal Cormier; «Moi je sais sije t'aime», par Pauline Pineau et Elaine L'Heureux;:« Pourquoi ces canons», par les Trianons.

Vous voulez en entendre d'autres? Pas de problème, voici «Jimmie attends-moi», par

Suzanne Nolette, Diane Laval- lée et Pauline Vermette; «Tous les garçons et les filles» par les Champagne; «Sur la plus haute colline», par Paul Roy; «Saint- Tropez, par Monique Ducharme:; «La frontière», par Suzanne Jeanson.

Encore? «Dans le temps», par Noëlla Clavelle; «Nousprendrons le même chemin», par Lise et Diane Hébert; «L'ami fidèle», par Maurice Rioux, «Ton amour a changé ma vie», par Gérard Curé.

Et n'oubliez pas les Go go Girls: Mariette Carrière, Elaine Marcq et Laurette Cahil, de Saint-Pierre; Andrée Préfontaine et Louise Catellier, de Saint- Malo.

(*) La Liberté et le Patriote, 17 novembre 66

NFAUT .

RÉSEAU FAUT

115-383, boulevard Provencher

Saint-Boniface (Man.) R2H 0G9

Téléphone: (204) 235-0640

Dans le cadre de son dossier Violence contre la femme, RÉSEAU vous invite à une série de rencontres animée par

Barbara Brings, psychologue

THÈME:

En tant qu'individu que puis-je faire pour soula-

ger la situation de violence qui m'entoure en

1986?

dans un contexte personnel dans un contexte social

: 1ère rencontre le dimanche 2 nov. 1986 2e rencontre le dimanche 16 nov. 1986 3e rencontre le dimanche 30 nov. 1986 210, rue Masson, Saint-Boniface

14h00

Bienvenue à tous et à toutes Pour plus de renseignements composez le 235-0640

12

LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

rait tout le Manitoba: «il y avait des Boîtes à chansons dans tous les villages. Elles étaient organisées par des professeurs, des adultes (1) qui aimaient la musique. |ls confiaient beau- coup de responsabilités aux élèves. Les jeunes embarquaient avec toute l'énergie dont ils sont capables, et leur parents adhéraient à ce mouvement: ils étaient contents de voir leurs enfants chanter là-dedans.»

Suzanne Jeanson qui, rap- porte La Liberté et le Patriote du 1er décembre 66, «excelle dans les compositions de Petula Clark et de Françoise Hardy», se souvient de «l'ambiance de rêve des Boîtes à chansons». La jeune chanteuse de Lorette venait tous les soirs à Saint- Boniface, «ça faisait quasiment partie de nos concours.»

C'ÉTAIT LES 60 |

«C'était merveilleux: on vou- lait se faire entendre et même si on n'avait pas beaucoup de moyens, si c'était très artisa- nal, les Boîtes nous le permet- taient.»

«Tu pensais seulement au spectacle, aux habits que tu allais porter. Et pour pouvoir te payer une robe, tu allais coif- fer la dame d'à côté...» raconte l'une des chanteuses vedettes de l'époque.

Gerry Paquin, lui, apparte- nait à l'orchestre des «Fugitifs» (2), qui accompagnait les chan-

6e É F1 Suzanne Jeanson: «Même si les rêves du début peuvent être brisés, le voyage franco- phone vaut le coup.»

teurset chanteuses de plusieurs Boîtes à chansons. «On allait répéter la musique de toutes les chansons de la Boîte une semaine avant et on revenait le samedi soir suivant pour jouer. On se faisait payer 80$..»

Mais, si elles ne les ont pas enrichis financièrement, les Boîtes à chansons leur ont beau- coup apporté sur le plan cultu- rel.«Le fait de s'unir pour chan- ter nous faisait oublier notre crainte de le faire en français», confie Suzanne Jeanson.

«On a composé, créé dans cette langue. On ne s'est pas

contenté de l'emprunter. Nous avons écrit nos propres paroles plutôt que d'être seulement des porte-parole», ajoute l'actuelle publicitaire du CCFM.

Pour Gérald Paquin, «les Boîtes à chansons ont sauvé la culture francophone au Mani- toba». Beaucoup d'interprètes de ces Boîtes travaillent aujour- d'hui dans la culture, qu'ils soient musiciens ou techniciens, que ce soit dans la publicité, la presse écrite ou l'audiovisuel», remarque le réalisateur publi- citaire de Radio-Canada.

Certains de ces jeunes sont allés très loin, comme Daniel Lavoie. D'autres sontrestésen chemin. Suzanne Jeanson regrette simplement l'absence de vraies critiques: «Les gens d'ici nous disaient extraordi- naires et on les croyait». Hélas, le Québec et le milieu du spec- tacle se sont révélés moins louangeurs, malgré tous les concours remportés.

Mais après tout, qu'importe! «Nous nous sommes fait des amis dans la musique et avec eux nous partageons le même respect pour l'artet la culture», conclut Gérald Paquin. «Je suis fier de ce mouvement-là».

Stéphane JARRE (1) Antoine Gaborieau, Aimé-Onil Dépôt, André Surprenant, Annette Saint-Pierre, Christian Leroy, et beaucoup d'autres...

(2) Gérard Jean «Ziz», Noël Joyal, Gérald Paquin, Léo Nolette, Gil- bert Dorge, Raymond Dorge, Aurèle Dorge.

Lorette et Sainte-Anne jugent La Broquerie

La Liberté et le Patriote du 17 novembre 66 publie les commentaires de quel- ques jeunes de Lorette et de Saine-Anne sur la Boîte à chansons de La Broque- rie.

Jeanne Jolicoeur: «Quelle agréable soiréel La Broquerie à gogo! On aura tout vu... Seu- lement cinquante sous pour un programme extraordinaire et une danse excitante. Mais n'al- lez pas augmenter les prix...»

Lorraine Bohémier:«Adamo! Françoise Hardy! Petula Clark! C'était merveilleux».

Alice Bohémier: «Quel plai- sir j'ai eu à La Broqueriel Le

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décor était original: le Moulin Rouge, la Tour Eiffel, l'Arc de triomphe, la ville de Paris».

Jocelyne Poirier: «J'ai aimé aussi la danse après le pro- gramme. Bon moyen de se dégourdir et d'éviter les plaies de plancher».

Robert Jeanson: «Les filles crièrent.. Les garçons crièrent.. Qui crièrent le plus? Les filles naturellement.»

Irène Landry: «Deux pièces présentées furent très comi- ques: Miss Bonnie Maronnie et les deux danseurs à gogo».

Janelle Sarrasin: «Quelle Boîte à chansons! Les ‘deux filles manquées'ont mis beau- coup de joie dans l'atmosphère du gymnase.»

D'autres, anonymes: «Formi- dable et intéressant. ll devrait y avoir des chaises pour s'asseoir».

D'autres, grincheux: «J'ai trouvé que les jeunes bavas- saient trop pendant les numé- ros du programme».

D'autres, sans pitié: «Cette Boîte à chansons à La Broque- rie est supérieure à celle d'Ot- terburne »

Et si on allait à St-Lazare

Le 1 1 novembre 1966, les jeunes de Saint-Lazare Vibraient au rythme de leur Boîte à chansons. Voici une petite idée du programme;

«Quand le soleil dit bonjour aux montagnes», par Roberta Tourond, Irène Fleury, Mary- Ann Lépine et Beverly Bell; «Marche en avant», par Patricia Huberdeau, Thérèse Huberdeau, Carmelle Huberdeau, Nicole Fouillard, Louise Huybretch, Camille Fouillard, Rosalie Fouil- lard, Bonnie Selby, Valérie Haney, Kathieen Selby, Ginette Chartier et Nola Fouillard.

«Le joyeux promeneur», par Aurel Chartier, Grégoire Per- reault, Francis Leclerc, Bernard Simard, James Fleury et Cyril Lafférière; «Tout le long de la vie», par Jeannette Leclerc, Joanne Leclerc et Mme Lami-

rande; «Pardonne-moi,ô Jackie», par Rachel Guay, Yvette Gué- nette et Marciana Fouillard.

Attendez, ne partez pas, il y en a d'autres! «Ma prairie», par Robert Huberdeauet Pierre Trem- blay; «Larmes sur mes joues», par Jeannine Chartier, Yvette Guénette, Juliette Tétreault, Marguerite Huberdeau et Isa- belle Pépin; «Dominique», par Edmond Fouillard et Jacques Huberdeau.

«J'ai besoin de ton amour», par Aurore Huberdeau, Anita Selby, Yvonne Simard, Michelle Fouillard, Jocelyn Tremblay, Margaret Selby, Yvatte Guénette et Darleen Selby; «Dis papa», par M. Denis Fouillard et Léon- tine; «Le vieux Jo», par Doris Huberdeau, Lise Huberdeau et Jocelyn Huberdeau; «Entre les étoiles» par Denis Chartier; «Quand le soleil dit bonjour aux montagnes», par les jumeaux Deschambault; ettant d'autres...

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Annette Chaput Roméo St-Amant Florence Bourgouin

’:: : LA'LIBERTÉ,'la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 13

Il n’y à pas de gardiens de but ordinaires. C’est impossible. Quand unindi- vidu cherche volontaire- ment à se mettre dans le chemin d’un tir qui peut atteindre des vitesses de 90 milles à heure, il y a des questions à se poser. La chose naturelle, ce serait d’éviter la rondelle!

Depuis quelques années, je soutiens que les gardiens de but sont les personnalités les plus intriguantes-d’une forma- tion de hockey. Ces athlètes se distinguent par leurs manières excentriques, leurs habitudes bizarres. La plupart ont la psy- chée la plus complexe de cha- que équipe.

Une des personnalités les plus

14

LL

D, Â + ë?

controversées a été Gilles Grat- ton des Rangers de New York. Il croyait dans la réincarnation. D'après lui, il était gardien de but parce que, dans une autre vie, il avait été un de ceux qui lançaient des pierres à Jésus Christ. C'était un pianiste accom- pli, mais il était aussi pris par le «streaking». Il n’était pas ordi- naire.

Il y a d’autres exemples qui servent à soutenir ma thèse. Marco Baron, lorsqu'il gant les filets pour les Bruins de Bos- ton, passait par la même rou- tine chaque soir. S'il ne pouvait pas trouver l'interrupteur dans sa chambre d’hôtel du premier coup, il retournait en bas deman- der une autre chambre.

Les dernières années, d’au- tres gardiens sont arrivés pour continuer la tradition de leurs

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LA LIBERTÉ, la semaine du 7 nove

mbre au 13 novembre 1986

VOL 86-87

prédécesseurs. Patrick Roy des Canadiens de Montréal a un tic nerveux des plus intriguants lorsqu'il est dans les filets.

D'accord, les gardiens ne sont pas comme les autres joueurs. Toute la pression leur tombe dessus. Quand ils font une faute, c’est très évident.

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Examinons les différents types de gardiens de but.

LE TYPE A: C'est le gardien aux réflexes. Celui-ci exécutera les arrêts les plus spectaculaires pour ensuite encaisser deux tirs inoffensifs de la ligne bleue. Ces gardiens évoluent pour devenir soit de TYPE B ou de TYPE C. (Exemple de TYPE A: Bill Ranford, Patrick Roy et Mike Vernon).

LE TYPE B: Le gardien aux réflexes de vétéran. C’est le gardien avecun peu de contrôle. En plus des arrêts spectaculaires, il réussit maintenant d’autres arrêts plus faciles parce qu'il se concentre. (Exemples de TYPE B: Don Beaupré, Billy Smith et Andy Moog).

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Les gardiens: six drôles de types

LE TYPE C: Le gardien hors de contrôle. Celui-ci ne jouit plus du contrôle deses réflexes. Souvent, il donne un spectacle de cirque, mais les résultats ne sont pas toujours flatteurs. (Exem- ples de TYPE C: Steve Penney).

LE TYPE D: Le gardien qui se tient debout. D’habitude, il est grand. || ne peut pas man- quer de faire des arrêts, parce qu'ilest grand. Doncil protège beaucoup du filet s’il ne pani- que pas. (Exemple de TYPE D: Ton Barasso et Mike Liut).

LE TYPE E: Les gardiens forttechniquement. Quand un gardien ne tombe pas dans un des types réguliers, on dit qu’il est fort techniquement quand il connaît de bons moments. Quand il n’accomplit plus sa tâche, on dit qu’il a perdu confiance en lui. (Exemples de TYPE E: Brian Hayward et Bob Froese).

LE TYPE F: C'est le gardien chanceux. Ilest chanceux de se trouver dans la Ligue Nationale. Souvent, son passé parle plus fort que ses actions. On parle encore de son potentiel après cinq ans. (Exemples de TYPE F: Marc Behrend, Sam St-Laurent et Karl Friesen).

©

5 sur 5. Tom Martin, avec les Jets à cause des blessures de Steen et Jarvenpaa, risque de rester avec la formation majeure. Il cogne comme personne d'autre et inspire par son jeu agressif.

En passant, lorsque Martin se préparait pour le camp des Jets, il a participé aux séances d’en- traînement des Cougars de Vic- toria de la Ligue Junior Majeure de l'Ouest. Martin en est venu aux coups plusieurs fois avec des jeunes de 17 et 18 ans.

Quand Reïjo Ruotsaleinen rejoindra les Oilers de Edmon- ton, les autres équipes de la division Smythe auront raison de s'inquiéter. Ruotsaleinen est l’un des meilleurs patineurs du circuit. Imaginez un peu Ruot- saleinen et Paul Coffey en défense!

Avec Daniel Berthiaume de la partie et Pokey Reddick tou- jours en forme, les Jets ont un des duos les plus prometteurs du circuit pour garder les filets.

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Une chance qu’on a Robert Jeanson

«Ça peut arriver, de perdre une game. De toute façon, je pense qu'on va gagner à B.C ». Pour affronter la dernière par-tie de la saison régu- lière, il fallait absolument parler à un optimiste. Robert Jeanson est notre homme.

«Franchement, ils ont mérité de perdre. C'était bâclé comme jeu. Mais ça arrivera pas une autre fois!» s'exclame le mordu des Bombers depuis une bonne quinzaine d'années (//a 36 ans. Et a donc développé une pas- sion du football assez tard, ce qui donne les meilleurs mania- ques en général, j'en sais quelque chose!).

Pour le natif de Lorette, jouer sous la coupole ne devrait en aucun cas constituer un dés- avantage. «Si l'équipe estbonne, ça fait pas de différence. L'es- sentiel, c'est qu'ils ne pensent

On ne s'attend jamais à ce qu'un jeune hoc- keyeur de seize ans puisse avoirunimpactimmédiat, même dans la ligue Han- over-Taché. Mais c'est justement ainsi que Art Coulombe a commencé sa carrière de hockey. Avec de l'impact.

Avec Richmond Gosselin(16 ans) au centre, Gerry Préteau (17 ans)àl'aile droite et Arthur Coulombe (16 ans) à l'aile gauche, le ‘trio de jeunesse’ des Warriors de Saint-Malon'a pas tardé à se faire entendre en 1972. Ils ont fini premier, deuxième et troisième au clas- sement des compteurs. Et les Warriors n'ont pas perdu une fois.

PORTRAIT SPORTIF

Art Coulombe confie que le trio n'avait rien de magique. «Je ne sais pas ce que c'était. Richmond, Gerry et moi, on a toujours été les meilleurs des jeunes à Saint-Malo. Ils nous ont mis ensemble et tout a cli- qué. Richmond savait quoi faire avec la rondelle. Moi, j'avais le ‘knack' de compter des buts. Et Gerry était gros et fort et il savait compter, lui aussi.»

«Ce n'était pas surprenant qu'onétait les meilleurs. C'était toujours les mêmes qui pati- naient: moi, Richmond et les frère Préteau. Cependant, c'était Richmond et moi qui pelletions la neige, Gerry, lui, regardait les ombres sur la patinoire et lors- qu'on avait fini, il s'en venait.

pas que c'est un pique-nique, comme ils l'ont pensé peut- être la semaine dernière. Pour gagner, il faut qu'ils jouent très fort.»

Maintenant, si le malheur voulait que les dieux du stade n'inspirent pas nos Gros Bleus, Robert Jeanson n'en ferait pas une maladie incurable. Le pro- priétaire de l'un des magasins généraux de Lorette est déjà «content» de la saison.

Le Se Quart

«Quand tu regardes tous les joueurs qu'on a perdu: Clé- ments, Reaves et d'autres pour plusieurs parties, on a vraiment bien fait. Le monde devrait s'apercevoir de ça. Si on perd, je serais content quand même. Mais on va pas perdre. par exemplel»

Après cette dose fortifiante d'optimisme raisonné, laissons,

Willard Reaves n’a pas eu l'occasion de distribuer beaucoup de ballons aux handicapé({e)s cette saison, qui, malgré la froideur et la neige, étaient fidèles au rendez-vous. Un froid qui semble inciter une fois de plus trop de spectateurs à prendre un coup.

Robert Jeanson est formel: « Il y a une limite. L'autre jour, on voyait quasiment rien parce que des gens en boisson se

tenaient debout. C'était plattel».

Les oeuvres d’Art

Çayest! Treize jours plus tôt que l'an der- nier.

Les premiers matchs de la saison régulière de la Ligue Hanover-Taché seront disputés dès le 13 novembre (Lorette et Sainte-Anne) et dès le 14 (Saint-Pierre, Saint- Malo, lle-des-Chênes et

HANOVER-TACHE

La Broquerie).

Du nouveau? Niverville -a débarqué. Mitchell a embar- qué. Et Arthur Coulombe, dont André Brin a brossé le portrait, sera un Warrior en 1 986-87.

Les détails sur les autres équipes? La semaine prochaine. Lorsque La Liberté commencera, cette année encore, la couver- ture de la plus ancienne ligue senior du sud-est manitobain.

On ne se plaignait jamais. Il était plus gros que nous.»

Pendant cette année-là, Art Coulombe jouait aussi avecles Juveniles de Saint-Malo et les Juveniles de Steinbach. «On jouait au hockey. Ensuite, on allait à l'école se reposer.»

Par deux fois, le jeune malouin n'a pu se tailler une place sur l'alignement des Bombers de Flin Flon. «Je ne savais jamais à quoi m'attendre. La pre- mière année, Richmond l'a fait. Mais pour moi, c'était la pre- mière fois que je quittais la maison. Richmond, lui, avait été au Collège et il était plus prêt. A ce temps-là, j'étais ailier et tout le monde cherchait des gros ailiers comme en avaient les Flyers de Philadelphie.»

À 18 ans, il a été recruté par l'équipe junior de Steinbach et l'entraîneur, Jude Boulianne. «C'est que j'ai appris à jouer au hockey. Je suis resté deux ans et j'apprenais tout le temps.»

Entre 1977 et 1981, Arthur

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Coulombe a démontré ses talents avec les Huskies de Steinbach de la ligue senior. À l'époque, on ne l'a presque pas choisi. || était petit et n'était pas extrêmement rapide, disait- on. Quand même, on lui a donné une chance. Art Coulombe est resté à ce jour le plus grand compteur de l'histoire des Huskies.

Gâtés

En 1981, il s'est retrouvé à Morris pour une saison qui devint désastreuse. «Je me suis cassé la clavicule deux fois. C'est la dernière fois que j'ai porté un numéro impair.» Après une année de retraite, il s'est retrouvé de nouveau avec les Warriors de Saint-Malo pour deux saisons championnes. L'année passée, le vétéran de 30 ans s'est retrouvé à War- road, au Minnesota.

«Aux Etats, ils n'ont pas le coeur comme les Canadiens. Ils se plaignent beaucoup. lis ont été gâtés, ça se voit. Ça ne vient pas de la vieille école».

Quand l'étudiant du Success College raconte sa carrière, il ne s'attarde jamais sur ses succès individuels. Ce sont les championnats d'équipe dont il est le plus fier.

«La première année avecRich- mond à Saint-Malo était fan- tastique. On n'a pas perdu une partie. On jouait vraiment bien. Ensuite, il y a eu l'année Steinbach est allé à la Allan Cup. Pour s'y rendre, on avait battu les Smokeeaters de Trail,

ane r

Arthur Coulombe: d’excellents souvenirs.

B.C., une équipe légendaire. Les deux derniers champion- nats à Saint-Malo ontété quel- que chose de spécial aussi. C'était une équipe jeune, mais on a vraiment joué en équipe. Si l'équipe d'aujourd'hui faisait la même chose et oubliait les frictions, elle ferait bien aussi. Il y a du talent à Saint-Malo. Ça, il n'y a pas de doute»

Il y a cependant un record individuel dont Art Coulombe est très fier: ses 139 points

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par souci d'objectivité, la parole à Raymond Laflèche, qui avait déclaré, publiquement dans La Liberté la semaine dernière, que la partie Bombers-B.C. constituait LA game.

Fidèle à sescommentaires, il n'affiche «plus grande con- fiance». Pour le prof de La Bro- querie, «on va gagner difficile- ment à B.C. Place». Il offre cependant un fluet rayon d'es- poir: «il faut mieux jouer sur du béton que dans la neige». Mais envoie, immédiatement, après un gros nuage noir: «Avec le béton, on va perdre quelqu'un».

Il y au moins une consola- tion: ça ne sera pas Reaves, Et c'est de lui donton risque d'avoir besoin pour assurer une atta- que au sol efficace, quand il faudra battre les Eskimos dans le froid. Sinon, il va falloir com- mencer à penser comme Robert Jeanson pour survivre psycho- logiquement à 1986.

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pendant la saison 83-84. «Au début de la saison, je comptais quatre points par match. J'ai fait mes calculs, puis j'ai vu que je pourrais battre le record de Ron Freynet des As de Sainte- Anne. J'ai commencé à en compter sept ici, et puis six là. Puis j'ai eu le record. Mon Freynet, il m'avait battu une couple de fois comme meilleur compteur. Je lui en devais une. Freynet et puis moi, on a eu une vraiment bonne rivalité. C'était le fun quand mêmes.

À cause du hockey, j'ai ren- contré en masse du monde. J'ai quitter Saint-Malo quand j'étais jeune, pour jouer. Je leur ai dit: Je vais partir, je vais apprendre à jouer. Puis je revien- drai vous montrer. C'est ça que j'ai fait.»

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Entre la petite fête paroissiale et la grande fête provinciale

À quoi ressemblera la fête de la Saint-Jean-Baptiste en 1987? La réflexion a été engagée lors de la réunion annuelle de la Société orga- nisatrice le 22 octobre.

«Elle ressemblera à celle de l'été dernier», estime Tony Duha- mel, président de la Société Saint-Jean-Baptiste de La Bro- querie. «Il nous faut concilier les deux extrêmes: certains sou- haïitent la simplicité d'une fête familiale et, à l'opposé, d'au- tres voudraient que soit orga- nisée LA grande fête franco- phone de la province.»

A mi-chemin entre les deux, la fête champêtre telle qu'elle a été proposée en juin dernier sera répétée dans ses grandes lignes en 1987. Mais rien n'a encore vraiment été décidé.

Tony Duhamel rappelle que la partie religieuse a été réus- sie, que les activités destinées

auxenfantsontété bien accueil- lies tant par les parents que par leur progéniture, que l'exposi- tion d'art et d'artisanat a attiré une foule importante et que la partie culturelle, comme la dis- cothèque, a bien plu. Autant d'activités qu'on devrait retrou- ver l'année prochaine.

LA BROQUERIE

Un autre problème que de- vront aborder tôt ou tard les responsables de la fête de la Saint-Jean-Baptiste: la Société a-t-elle besoin d'un employé disponible en permanence durant toute l'année, ou peut- elle se contenter, comme c'est le cas à présent, d'un coordina- teur pendant quelques mois seulement?

Répétée

Bien évidemment, la première proposition est plus coûteuse que la seconde, mais elle per-

mettrait de mieux préparer la principale activité parrainée par la Société Saint-Jean-Baptiste de La Broquerie.

Côté financier, «la fête n'a pas rapporté énormément, cette année, mais un petit surplus a pu être dégagé», indique Tony Duhamel. Depuis, la Société de La Broquerie a reçu environ 1 500$ de subvention du gou- vernement provincial.

Mais Tony Duhamel souligne que la réussite de la fête de la Saint-Jean repose d'abord sur la centaine de volontaires qui l'organisent et sur la coopéra- tion des diverses associations : qui animent le village. Le pré- sident de la Société Saint-Jean- Baptiste espère d'ailleurs que cette collaboration de toutes les organisations de La Bro- querie sera encore renforcée dans l'avenir.

Stéphane JARRE

VITE LU VITE SU

Transcona Le bazar parois- sial del’Assomption a rapporté la somme de 3 280$ grâce à la participation d'au moins 300 personnes.

Un profit et une assistance comparables à l'an dernier. Cet argent sera utilisé pour payer les frais de réparation de la toi- ture de l'église.

La tombola organisée à l'oc- casion du bazar le 26 octobre a rapporté 100$ à Jodee Han- sell, un radio-réveil à Agnès Gosselin, un service à vaisselle à Alice Proulx, une couverture bébé à A. Chaptain, une cou- verture crochetée à Mary Roméo et un lit-panier au curé Rodri- gue Bouchard. D'autres tirages ont permis de distribuer en

Canada

Travaux publics

tout près d'une trentaine de lots.

Marchand Les cérémo- nies marquant le 200e anni- versaire de la naissance de Saint-Jean-Marie Vianney, patron des curés de campagne et de la paroisse de Marchand, se poursuivent par une retraite de quatre jours à partir de ce dimanche 9 novembre.

La cérémonie religieuse du 26 octobre a été suivie d'un souper paroissial qui a attiré 550 personnes, rapporte Tony Duhamel.

[ [|

Saint-Georges Le conseil d'administration de la Caisse

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LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

APPEL D'OFFRES

LES SOUMISSIONS CACHETÉES portant sur le projet énuméré ci-dessous et adressées au Chef, Politique et Administration des marchés, Travaux publics Canada, Bureau 200, 9925, 109e rue, Edmonton (Alberta) T5K 2J8, téléphone (403) 420-3213, seront reçues jusqu'à 14h00, (HNM) à la date indiquée. On peut se procurer les documents de soumission aux bureaux du Ministère énumérées, sur versement du dépôt exigé.

PROJET

No 668791 pour PARCS CANADA Parc national de Bäanff (Alberta)

Ville de Banff, Pont de la rivière Bow Reconstruction

Date limite: le 9 décembre 1986 Dépôt: 250,00$

On peut se procurer les documents de soumission aux endroits suivants: Bureau 200, 9925, 109e rue, Edmonton (Alberta); Bureau 632, Immeuble Harry Hays, 220, 4e avenue, S.-E. Cal- gary (Alberta); 1166, rue Alberni, Vancouver (C.B.); 2221, Han- selman Court, Saskatoon (Saskatchewan); 1100, Immeuble Federal, 269, rue Main, Winnipeg (Manitoba). On peut consulter les documents de soumissions au bureau de district de Travaux publics Canada à Banff (Alberta) et aux bureaux de l'Association des constructeurs de routes à Vancouver (C.-B.), Edmonton (Alberta), Régina (Saskatchewan) et Winnipeg (Manitoba).

Pour plus de renseignements communiquer avec:

M. E. Viddal Chargé de projet Téléphone: (403) 420-3329

INSTRUCTIONS

La dépôt affrent aux plans et devis doit être établi à l'ordre du Receveur général du Canada. || sera remboursé sur remise des documents en bon état dans le mois suivant l'ouverture des soumissions.

Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.

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Canada

populaire de Saint-Georges a choisi Sylvio Chevrefils pour le présider.

Annette Viallet est vice-prési- dente. Carolus Vincent, Michel Bouvier et Marcelin Vincent forment le comité de crédit.

Saint-Jean-Baptiste Le comité de curling organise un souper-gala samedi 15 novem- bre dont le prix d'entrée est fixé à 50$. (Pour les détails, voir le Calendrier provincial).

Le comité poursuit ainsi sa campagne de prélèvement de fonds avec l'intention de cons- truire un bâtiment pour les ama- teurs de curling qui sont aujour- d'hui contraints d'aller à Morris pour jouer. Plus de 100 000$, soit le tiers de la somme néces- saire, ont déjà été recueillis.

«Avant d'entreprendre les tra- vaux, le comité de curling sou- haite disposer d'au moins 200 000$», explique Paulette Vermette, secrétaire du comité. «Seule une subvention gouver- nementale permettrait d'attein- dre rapidement ce montant», ajoute-t-elle.

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AVIS AUX CRÉANCIERS EN MATIÈRE de la succession de l’état de ALBERT HENRIREY, défunt, du village de Saint-Claude au Manitoba.

Toute prétention contre l’état susmentionné, dûment vérifiées par proclamation fixée par la loi, doivent faire valoir leurs droits avec le soussigné à boîte 450, Saint-Claude, ROG 120, dès ou avant le 1de jour de novembre 1986.

DATÉ au village de Saint-Claude le 31e jour d'octobre 1986.

LOUIS J. GAUTRON expert conseil pour l’exécuteur.

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distinguer le bon grain de l’ivraie

Amateurs de plantes aroma- tiques et de préparations d’her- boristerie, attention! Ne confon- dez pas produits naturels et produits sans danger.

Un rapport commandé par fe ministère fédéral de la Santé et du bien-être social à un comité d’ex- perts (*) recommande de prendre

uelques précautions avant d’uti- liser certains produits.

Voici la liste des principales plantes dont la toxicité n’avait pas été signalé jusqu’à présent et dont il faut se méfier.

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Une centenaire le 22 novembre

Le 22 novembre, le Pavil- lon de Saint-Claude sera en fête. L'une de ses 18 pensionnaires, Berthe Dureault, originaire de Fannystelle, aura 100 ans ce jour-là.

Sa soeur, Gertrude Syrenne, pourtant âgée de 98 ans, n'a pas hésité à venir de Calgary en voiture pour participer à la messe et à la réception organi- sées le 19 octobre dernier en hommage à Berthe Dureault.

La fille de notre centenaire, Germaine Perreault, confie d'ailleurs, tout en recensant les octogénaires et nonagé- naires de sa parenté: «dans la famille, on vit longtemps».

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SAINT-CLAUDE

Berthe Dureault, qui ne réside au Pavillon de Saint-Claude que depuis un an, est la seconde pensionnaire de ce foyer, ouvert en janvier 82, à atteindre le siècle d'existence. La précédente n'est autre que l'ancienne doyenne de Saint-Claude, Marie Jobin, qui s'est éteinte le 21 décembre 84 à l'âge de 105 ans et {9 mois.

Arrivée de Sainte-Gertrude (Québec) avant le tournant du siècle, Berthe Piché a épousé Ovide Dureault en 1905. Le couple s'est installé sur une ferme il a élevé 10 enfants. Mme Dureault est 24 fois grand-

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mère, 43 fois arrière-grand- mère, 17 fois arrière-arrière- grand-mère et elle a même une arrière-arrière-arrière- petite-fille!

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Rénover ou reconstruire

l’école?

Les parents de l'école de Saint-Léon ne savent tou- jours pas si une nouvelle école sera construite ou si l'ancienne sera réparée.

La commission de finance- ment des écoles publiques ne fera pas connaître sa décision avant le mois de décembre. Au plus tôt.

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Produits d’herboristerie acceptables comme denrées alimen- taires à condition qu'ils ne soient pas consommés au cours de la rossesse, qu'on en utilise qu'une quantité restreinte et qu'on ne es emploie pas avec d’autres médicaments: épine-vinette, uva Ursi, origan, millefeuille, dong quai, lobélie, muguet, hydrastis, essence de persil, essence de Sabine, huile de chénopode.

élèves de la maternelle à la 8e année, demande en effet quel- ques travaux d'aménagement. Elle a été construite autour des années 50.

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réuni en assemblée annuelle le 3 novembre a reconduit à sa tête Irma Grenier, Bonnie Ron- deau, Adrien Caillier et Roland Talbot. Les fonctions de cha- cun d'entre eux ne seront pas connues avant la prochaine réunion de l'exécutif prévue pour le courant de la semaine du 9 novembre.

Outre la préparation des con- certs de Noël, des journées chiens-chauds et des quelques autres activités, les parents attendent avec impatience la sortie prévue avant Noël du livre sur les écoles de Saint- Léon.

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Morelle douce-amère Hedéoma faux-pouliot, essence Menthe pouliot, essence Phytolaque rouge

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(*) Rapport du Comité d'experts des herbes aromatiques et préparations NOTRE EXPERIENCE À VOTRE PROFIT

d'herboristerie. Santé et Bien-être social Canada, 1986.

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Gerald Boulet, propriétaire et gérant ouvert 24 heures sur 24 Stationnement aisé

Licence de débit de boissons

_ LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 17

La nouvelle stratégie du Chalet Malouin va-t-elle fonctionner?

D'ici un an, le Chalet Malouin pourrait accueillir une trentaine de personnes âgées ou handicapées. Si le ministère des services communautaires dit oui à la construction d'un foyer d'hébergement (résidential care home).

| E Travaux publics Public Works Canada Canada

Vente de propriétés

VENTE ET ENLEVEMENT Churchill (Manitoba)

de dix (10) constructions, avec l'équipement connexe, au Centre expérimental de lancement de Churchill

les soumissions pourtoutes ou certaines des construc- tions seront prises en consi- dération.

Pour obtenir de plus amples renseignements et des formules d'offre d'achat, s'adresser au Bâtiment des opérations, Cen- tre expérimental de lancement de Churchill, Churchill (Mani- toba) ROB OEO, téléphone (204) 675-2673 à l'attention de Danny De Meules

DATE LIMITE: Les offres, dans des enveloppes scellées, doi- vent être reçues au plus tard à 14h (HNM) le 26 novembre 1986, à l'adresse suivante:

Chef, Politique et administra- tion des marchés

Ministère des Travaux publics du Canada

Bureau 200, 9925-10e rue Edmonton (Alberta)

T5K 2J8

Canada

APPEL D'OFFRES

| Le

Canada

L'affaire commence en 1980, lorsque Lorette Courcelles, l'ac- tuelle administratrice à temps partiel du Chalet Malouin, prend la tête d'un comité pour obte- nir, du ministère de la santé, une maison de soins person- nels (personnel care home).

Refus répété du ministère de la santé. Parce qu'il existe déjà de telles facilités à Saint- Pierre-Jolys. Mais sans doute aussi parce que le gouverne- ment doit contribuer financiè- rement. (Le résidant paye 555$ par mois, et le gouvernement paie la différence).

Différence

Alors Lorette Courcelles et son comité ont changé leur fusil d'épaule. lls viennent de frapper à la porte du ministère des services communautaires pour obtenir le droit d'ajouter une aile de 30 chambres indi- viduelles aux 46 chambres du Chalet Malouin. Ils ne veulent plus une maison de soins per- sonnels, mais un foyer d'hé- bergement. La grosse différence pour le gouvernement? Ça ne lui coûterait pas un sou. La grosse différence pour les res-

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lundi à vendredi 13h samedi 16h dimanche et jours fériés. 16h

Tél.: 233-1666

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Travaux publics Public Works Canada

APPEL D'OFFRES

À TITRE D'AGENT de la Société canadienne des postes, Travaux publics Canada recevra les soumissions cachetées visant les projets ou les services mentionnés ci-après, et adressées à l'Ad

ministrateur régional des services financiers et administratifs, district du Manitoba, Travaux publics Canada, 269, rue Main, pièce 201, Winnipeg (Manitoba), R3C 1B2. Les soumissions seront acceptées jusqu'à 14h{(heure normale du centre) à la date limite indiquée. On peut se procurer les documents de soumis

sion au Bureau de distribution des plans, à l'adresse ci-dessus ou

en composasnt le 949-2372

PROJET

Projet no 780177 Installation terminale du bureau de poste principal

Nouveau vestiaires

Îer niveau

Winnipeg (Manitoba)

On peut également consulter les documents de soumissions à l'Association des constructeurs de Winnipeg

Date limite: le mardi 18 novembre 1986

Dépôt: aucun.

Le Ministère ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune

des soumissions.

SOCIÉTÉ CANADIENNE DES POSTES

18

Canada

LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

ponsables? Il revient au comité d'admission du Chalet de fixer les critères d'admission.

SAINT-MALO

Les responsables du projet font état d'une liste d’une qua- rantaine de personnes qui seraient prêtes à payer 555$ par mois pour bénéficier de certains soins médicaux 24 heures sur 24, sept jours par semaine. L'avantage d'intégrer ce foyer d'hébergement est évi- dent. «Les locataires actuels du Chalet pourraient aider les per- sonnes, leur rendre visite. L'as- pect social de la chose est impor- tant,» souligne Lorette Cour- celles.

Bien que Lorette Courcelles ne puisse pas donner une esti-

mation du coût de la construc- tion du foyer d'hébergement, elle fait valoir que le Chalet Malouin dispose déjà du ter- rain et de l'essentiel des facili- tés requises. (Cuisine, salle à manger à agrandir légèrement, etc...) «Quand on a agrandi le Chalet Malouin, on avait ça en tête», souligne l’administratrice depuis l'an dernier.

Le Chalet Malouin construit en 1972 comprenait 16 appar- tements. 30 appartements ont été rajoutés en 1985, au coût de 1,8 million. Les 46 appar- tements hébergent au total 54 personnes, dont une vingtaine prend chaque jour deux repas à la salle à manger (/a cuisine occupe 3 personnes). Une ving- taine d'autres utilise le service à l'occasion. Les 3 repas quoti-

F2 diens coûtent 7$ et sont dispo- nibles 7 jours par semaine. Le Chalet Malouin est classifié «logement pour personnes âgées».

Emplois créés

C'est en principe au courant de ce mois que le Chalet Malouin, présidé par Gabriel Catellier, saura si la requête pour un foyer d'hébergement a étéapprouvée.Si le projet est accepté, Lorette Courcelles estime que 3 emplois à temps plein et trois emplois à temps partiel, essentiellement dans le domaine de la santé, devraient être créés.

Bernard BOCQUEL

L'Atelier de la Rivière-Rouge a vite besoin d'un nouveau local

Convaincre le gouvernement de payer

Le conseil d'administration de l'Atelier de la Rivière- Rouge va rencontrer pro- chainement Muriel Smith, ministre des services com- munautaires.

Les responsables de l'unique atelier francophone employant des handicapés mentaux attendent toujours que le gouvernement provincial finance la construction d'un nouveau bâtiment. L'Ate- lier a dû, en effet, abandonner son local (/'ancien curling de Saint-Malo) le 2 septembre.

Le comité de construction formé pour l'occasion cherche à ven- dre l’ancien curling et son contenu. «Nous avions lancé un premier appel d'offres, mais per- sonne n'a répondu», indique Albert Déquier, membre du comité ad hoc. Du coup, il a été décidé de prolonger l'appel jusqu'au 10 novembre, midi.

Pour vivre

De l'autre côté, pour la cons- truction, les plans sont sur le papier. Le coût total de ce nouvel édifice avoisinerait les 350 000$, d'où la necessité de faire appel à la province pour son finance- ment.

De plus, il y a urgence. Car en attendant d'être relogé dans une bâtisse neuve, l'Atelier «est contraint de payer la location de quatre emplacement différents», explique la présidente de son conseil d'administration, Alice

Muriel Smith,

Hébert. Cette dispersion tempo- raire devra trouver une solution de rechange avant mars prochain.

En effet, à ce moment-là, il ne sera plus possible de louer, comme c'est le cas maintenant, deux salles du Club Noret des Chevaliers de Colomb.

Pour l'instant, le seul élément de satisfaction pour les respon- sables de l'Atelier a été l'aug- mentation accordée tout récem- ment par le gouvernement pour les allocations qu'il verse (70$

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MANITOBA CHILDREN'S MUSEUM

est à la recherche d'un(e)

coordinateur(trice) des

programmes éducatifs en français (poste à temps partiel)

Fonctions:

e Assurer le développement des programmes éducatifs français et

en assurer la réalisation;

e Assurer la communication avec les écoles françaises et les écoles

d'immersion ainsi que la communauté francophone;

e Recruter et former les quides bénévoles.

Exigences: e Bachelier en éducation;

e Expérience d'enseignement à l'élémentaire souhaitée; e Maitrise de la langue française et de la langue anglaise.

Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae avant le 13 novembre

1986 à:

Manitoba Children's Museum

109, avenue Pacific Winnipeg (Manitoba) R3B 0M1

pour chacun des 32 employés et par jour, au lieu de 8$ aupara- vant).

«Avec cette augmentation, nous voulons embaucher une personne à temps partiel qui libérerait la gérante de ses tâches de planification», indique Alice Hébert. Car, pour vivre, l'Atelier dela Rivière-Rouge ne se contente pas de ces aides publiques. Il complète les allocations versées par la province en vendant ses produits et en sous-traitant ses travaux.

Stéphane JARRE

Nécrologie

Arthur E. Bergeron

Après un séjour d’un anet demi à l'hôpital de Saint-Boniface et cinq mois au Centre hospitalier Taché, M. Bergeron rendit paisiblement son âme à Dieu, le 14 octo bre 1986 à l'âge de 93 ans.

Son épouse Béatrice (née Philippon) le précéda en 1976, un gendre Gilbert Nei rinck en 1984, un petit-fils Gérald Fon taine en 1963, un arrière-petit-fils Marcel Fontaine en 1984.

Il laisse dans le deuil quatre filles, Claire (Edmond) Lacroix de la Colombie-Britan nique, Rita (Léon) Fontaine de Saint Boniface, Lucille Neirinck de Toronto, Germaine (Willie) Leclerc de Headingley, trois fils: George (Jeannette) Bergeron, Radolphe Bergeron, Guy (Ria) Bergeron, tous de St-Eustache. Lui survivent aussi deux belles-soeurs, Mme Rosalie Berge ron de Saint-Boniface et Mme Rose Morier de la Colombie-Britannique ainsi que plu sieurs neveux et nièces

Les prières furent récitées à 9h samedi matin le 18 octobre au Salon mortuaire Desjardins, 357, rue Des Meurons ensuite le défunt fut exposé à l'église du Précieux

Sang, 200, rue Kenny suivi de la messe de la Résurrection célébrée par le père Gérald Labossière assisté de Jocelyne (Fontaine) Bayer et de Georgette (Bergeron) Rogers, petites-filles du défunt. Les porteurs étaient les petits-fils René et Marc Fontaine, Normand et Réal Bergeron, et Richardet Donald Leclerc. L'inhumation suivit au cimetière de Saint-Boniface

Sincères remerciements au personnel du Centre hospitalier Taché pour leursbons soins et leur tendresse envers notre père.

Un merci spécial aussi au père Gérald Labossière comme célébrant et ami de la famille, à la chorale, aux parents et amis pour leur témoignage de sympathie et à ceux qui ont offert leur aide d'une façon ou d'une autre. Garde mon âme dans la paix, près de toi Seigneur.

Bien que les fêtes de Noël soient encore loin, certains aspects des acti- vités qui marquent cette joyeuse époque de l'an- née doivent être planifiés d'avance.

Parmi ces activités, la pâtis- serie occupe un rang primor- dial. En commençant à prépa-

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Dès le 1” janvier 1987 des change- ments seront apportés au Régime de pensions du Canada.

Il est important que vous sachiez quels bénéfices vous pou- vez retirer de votre Régime de pen- sions car il vous assure, à vous et/ou à votre famille, la garantie d'un revenu de base qui vous protégera financièrement au moment de votre retraite, ou en cas d'invalidité ou au décès. Vous devez toutefois présen- ter une demande quand vous croyez être admissible à une prestation.

Les renseignements qui suivent mettent en lumière les principaux changements qui sont apportés. Voici donc de bonnes nouvelles.

Des arrangements

financiers qui nous assureront un meilleur

avenir De nouveaux arrangements financiers feront en sorte que le Régime de pensions du Canada soit plus sûr que jamais

Vos cotisations augmenteront de façon modérée et graduelle. Ainsi, en 1987, un employé qui cotise au taux maximum, ver- sera environ 26$ de plus

Vous serez plus libre de

choisir le moment de

votre retraite À compter du 1# janvier, vous aurez le choix de commencer à recevoir votre pension du Régime de pen- sions du ( ar à dès l'âge de 60 ans jusqu'à l'âge de 70 ans.

Si vous choisissez de toucher votre pen- sion avant 65 ans, vous recevrez moins car vous aurez moins cotisé au Régime alors qu'une pension pourra vous être versée plus longtemps.

De la même façon, si vous choisissez de toucher votre pension entre 65 et 70 ans, vous recevrez plus chaque mois.

CRE CNE CONS CESR CSS J'aimerais en savoir davantage sur le Régime de pensions du Canada. S'il-vous plaît, faites-moi parvenir «de bonnes nouvelles» en français] en anglais[ }

à propos de []La pension de retraite ]Les prestations d'invalidité Les prestations de décès et de survivants [JLa division des «droits à pension» Les différentes possibilités quant à l'âge de la retraite Le financement du Régime de pensions du Canada

E+

Santé et Bien-être social Canada

rer sans tarder vos tartelettes au mincemeat, vos sablés et vos gâteaux auxfruitseten les conservant au congélateur, vous gagnerez un temps précieux et éviterez la précipitation super- flue à une époque déjà si trépi- dante.

PRATIQUE

À Noël, la bonne chair fait partie de l'hospitalité tradition- nelle et avec un congélateur bien garni les visites impromp- tues de votre famille ou de vos amis ne risqueront pas de vous prendre au dépourvu.

Chaque famille a ses propres recettes qui se transmettent de génération en génération et que l'on sert d'une année à l'autre. Outre ces recettes favo- rites, essayez celles qui sui- vent, elles se prêtent particu- lièrement bien à la préparation d'avance et à la congélation.

N'oubliez pas cependant qu'il estimportant, comme pour tous les mets préparés pour le congé- lateur, d'emballer vos friandises de Noël dans de robustes sacs

Pestations d'invalidité

augmentent Àcompterdejanvier 1987, ceux qui sont jugés invalides verront leur prestation mensuelle augmenter de façon très significative. Par exemple, la prestation d'invalidité maximum augmen- tera de 467$ à 635$

Aussi, ceux qui commencent à travail- ler ou qui retournent sur le marché du travail pourront devenir admissibles à la prestation d'invalidité après seulement 2 ans de coti- sations au Régime de pensions du Canada. Auparavant, on exigeait des cotisations pour au moins !/ des années des cotisa- tions auraient pu être faites, avec un mini- mum de 5 ans

Continuation des

restations de survivants eux qui reçoivent une prestation de survi- vant ne perdront pas le droit à la prestation s'ils se remarient. Toute personne qui s'est remariée et dont la prestation fut supprimée pourra la recevoir à nouveau

Division des droits à

pension Les personnes qui divorcent verront leurs «droits à pension» accumulés dans le Régime de pensions du Canada se diviseren Sax parties égales et chaque per- sonne sera admissible à la part qui lui revient, À compter du 1°' janvier, vos «droits à pension» peuvent aussi diminuer de moitié si votre vie commune se solde par une séparation de fait

LE RÉGIME DE PENSIONS DU CANADA

Health and Welfare Canada

Œuuol ro

Des friandises à préparer d’avance pour les fêtes

à congélation pour assurer qu'elles seront bien protégées durant leur séjour au congéla- teur.

BONNES NOUVELLES!

ÉGIME DE PENSIONS DUCANADA

Change pour le mieux

Des @ er fonvén DOI

Division des pensions de

retraite Lorsque vous et votre conjoint commencerez à toucher vos pen- sions de retraite, les prestations accumulées au cours de votre vie commune Es être partagées en parts égales si l'un des deux conjoints en fait la demande

Les prestations pour

enfants à charge jusquà maintenant, les prestations pour enfants à charge étaient limitées à un seul montant fixe, même si les deux parents avaient cotisé au Régime de pensions du Canada avant de mourir ou de devenir invalides.

Les prestations

«combinées» seront améliorées Les personnes admis sibles à une prestation de survivant doublée d'une prestation d'invalidité pourront voir le montant maximum de leur prestation augmenter

De la même façon, le montant maxi- mum d'une prestation de survivant doublée d'une pension de retraite pourra être aug- menté pour les personnes admissibles

Pour bâtir un avenir sûr

Nous avons tous à coeur de nous bâtir un bel avenir, Et le nouveau Régime de pensions du Canada nous fournit un bon point de départ pour nous aider à bâtir cet avenir sur des fondations bien solides

Il se peut que vous ayez besoin de rensei- gnements supplémentaires pour mieux comprendre ces changements. N'hésitez pas à composer sans frais le numéro de téléphone qui suit. Ou encore, postez ce coupon à l'adresse suivante:

CPP-INFO

Case postale 5400, Succursale «D»

Scarborough, Ontario M1R 5E8

1-600-387-8690

À Toronto, composez le 973-6890

Nom _— | Adresse ce Ville

Code postal 02

Canadii

Biscuits de Noël 1 tasse (Al mL) de beurre,

ramoli

3/4 tasse (175 mL) de sucre

1/2 c. à thé (2 mL) d'extrait de vanille

2 tasses (625 mL) de farine

tout usage

1/2 tasse (125 mL) de cerises confites rouges et 1/2 tasse de vert

1 tasse (250 mL) d'amandes effilées

Malaxer le beurre et le sucre pour faire une crème mous- seuse. Ajouter la vanille. Incor- porer la farine et bien mélan- ger. Ajouter les cerises et les noix. Façonner la pâte en 4 rou- leaux d'environ 6 x 12 po(15 x 3,75 cm). Les envelopper soi- gneusement de pellicule Saran Wrap.

Les placer dans des sacs à congélation et les conserver au réfrigérateur jusqu'au moment de l'emploi. Les retirer du congé- lateur 2 heure avant la cuis- son. Les couper en tranches de 4 po (0,5 cm). Les faire cuire sur des tôles de biscuits non graissés au four à 375°F (190°C) pendant 10 minutes ou jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées. Donne environ 6 douzaines de biscuits.

Bouchées au gingembre 1% tasse (375 mL) de dattes dénoyautées 1 tasse (250 mL) de pruneaux dénoyautés

1 tasse (250 mL) d’abricots secs 1 tasse (250 mL) de raisins secs

1 tasse (250 mL) de noix finement hachées

4 tasse (50 mL) de gingembre confit haché

4 tasse (50 mL) de miel

3 c. à soupe (4 mL) de rhum

1 tasse (250 mL de noix de coco râpée

Hacher les dattes, les pru- neaux,les abricots et les rai- sins secs dans un robot culi- naire ou les hacher menu avec un couteau. Ajouter le gingem- bre, le miel et le rhum. Bien mélanger. Mettre au frais 1 heure. Façonner des boulettes de 1 pouce (2,5 cm) et les rou- ler dans la noix de coco.

Les placer dans de robustes sacs à congélation, éliminer tout l'air et les mettre au congé- lateur. Laisser reposer 15 à 20 minutes à température ambiante avant de servir. Donne environ 4 douzaines.

Petits fours aux fruits

1% tasse (375 mL) de raisins secs

1/4 tasse (50 mL) de rhum ou de jus de pomme

2/3 tasse (150 mL) de farine tout usage

3/4 c. à thé (3 mL) de bicarbo

nate de soude

1 c. à thé (5 mL) de cannelle en poudre

1/4 c. à thé (1 mL) de muscade

1/4 c. à thé (1 mL) de clou de girofle moulu

2 c. à soupe (25 mL) de beurre, ramoli

1/4 tasse (50 mL) de cassonade

1 oeuf

1 tasse (250 mL) de moitiés de pacanes

1/2 tasse (125 mL) de cerises confites

1/2 tasse (125 mL) de fruits confits mélangés

Faire tremper les raisins dans le rnum ou le jus de pomme pendant 1 heure. Combiner la farine, le bicarbonate de soude, la cannelle, la muscade et le clou de girofle. Dans un autre bol, malaxer le beurre, le sucre et l'oeuf pour faire une crème.

Au congélateur

Ajouter les ingrédients secs: bien mélanger. Incorporer les raisins secs, les noix et les fruits. Déposer des cuillerées à thé de mélange sur des tôles à biscuits non graissées. Faire cuire au four à 325°F (160°C) de 10 à 15 minutes ou jusqu'à ce que la surface soit légère- ment dorée. Laisser refroidir sur des grilles.

Placer les biscuits dans des sacs à congélation et les met- tre au congélateur. Donne envi- ron 3 douzaines. Laisser repo- ser 15 à 20 minutes à tempéra- ture ambiante avant de servir.

LE CLUB LAVERENDRYE

Venez danser au Club LaVérendrye Cette semaine avec

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LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 19

Bonjour!

és a d e Le petit chien que j'ai adopté est «Bijou», dessiné par Corinne Tétreault, 8 ans, d’Ile-des-Chênes. Il est amusant. Il apprend vite quelques trucs; quand

je lui donne un os, il le gruge un peu et puis va l’enterrer. Il saute pour attraper une balle ou un bâton. Je l’aime

@ ne / 7 beaucoup! L’aimes-tu toi aussi? - La semaine prochaine je te parlerai des différentes races de chien. Salut. NN e f \ Bicolo

Voici de vrais artistes!

Quels beaux dessins de chiens! Et j'en ai reçu des centaines, tous tout aussi jolis! Bravo les amis!

PONT TT TT TT TENTE PT TT NT ST 00

GAGNANTS DU CONCOURS ##4348#83338883 D’ AUTOMNE PETITE TTITTTT

«Dessine-moi un chien et donne-lui un nom»

Pour les noms:

RIKIKI de Kevin Green, 8 ans, Saint-Claude (Manitoba) TÉZARRO de Daniel Gagné, 13 ans, St-Pierre (Manitoba) RATATOUILLE de Mathieu Plamondon, 7 ans, Ile-des-Chênes (Manitoba)

COPAIN de Mariève Bonin, 5 ans, 242, baie Parkview, Saint-Boniface (Manitoba)

vi agens FN à

+ %,

E |

, PS

-. Fene \

ASSSU er SAONE

Ass K Ne Z à

D'autres beaux noms suggérés: Caramel, Ti-Noir, Princesse, Bijou, Duchesse et bien sûr, Fido.

$ Gagnants des dessins ; à6 ans È Raynald Massinoôn, Haywood (Manitoba) + Guy Gagnon, Île-des-Chênes (Manitoba) Rosanne Ritchot, Ste-Anne (Manitoba) Liel Plamondon, Ile-des-Chênes (Manitoba) 7et8 ans Denise Lapointe, Lorette (Manitoba) À Dacey Bruce, St-Laurent (Manitoba) x Stéphanie Gales, 74, Harry Collins, Winnipeg (Manitoba) ; Gina Falsarella, 285, chemin River, St-Vital (Manitoba) Martin Balcaen, 116, baie Cormorant, Saint-Boniface (Manitoba) s î + | ï 4 . $ à x x + + +

rs

Jamie Dumont, St-Laurent (Manitoba)

Martin Gagné, St-Pierre-Jolys (Manitoba)

Jacqueline Lyons, Lorette (Manitoba)

Corinne Tétreault, Ile-des-Chênes (Manitoba)

Geneviève Legal, Ste-Anne (Manitoba)

Shelly Stewart, 111 Garden, Winnipeg (Manitoba)

Jared Barnett, 414 Sackville, Winnipeg (Manitoba)

Chantal Bédard, 737, rue St-Jean-Baptiste, Saint-Boniface (Manitoba)

9 et 10 ans

Mélanie St-Hilaire, Kleefeld (Manitoba) Damien Beaudoin, Otterburne (Manitoba) Mylène Collet, 190, av. Woodlawn, St-Vital (Manitoba)

Shelly Dacharme lOans St-Laurent

Mylene Collet aan 140 Woudlawn,

Rachelle Gratton, St-Laurent (Manitoba) Jenny Mihill, 16-30, av. Balor, Winnipeg (Manitoba) i Justin Gauthier, St-Pierre-Jolys (Manitoba) Ÿ Rachelle Ducharme, St-Laurent (Manitoba) x Suzie Lemoine, 478, River, St-Vital (Manitoba) + Jocelyn Lambert, St-Malo (Manitoba) ê Shelly Ducharme, St-Laurent (Manitoba) Ÿ 11 à 13 ans + &Nicole Combot, St-Laurent (Manitoba) È Collin Rémillard, Ste-Anne (Manitoba) x Daniel Gagné, St-Pierre-Jolys (Manitoba) È +

à

Régis Préfontaine, St-Pierre-Jolys (Manitoba) POTTTTT TETE PET ETETTT ET TT ET T7 5752775222 27222272

LL Poutehi Damien Beaudoin ans Otterburne ne 4

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20 LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

Æ 1 N Jared Barnett Sarvine "7 Winnipeg

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: ef Martin Balcaen ‘ans Le IL, baie Cormonant Joce ne Gagnon 7aw Rosanne Ritehot Lans lle-des-Chènes Ste-Ane , Tu aimerais devenir membre de mon CLUB... recevoir une carte ÿ de membre... et avoir la chance Jocelyn Lambert Joans de gagner un prix au tirage de St Male chaque semaine? C'est facile. Découpe ce coupon! Membre gagnant envoie-le bien Ê rempli à: de cette A our Club de Bicolo Joanne Maguet 8 ans C.P. 262 48, rue Campeau Saint-Pierre-Jolys aint-Norbert (Manitoba) (Manitoba) | ROA 1V0 mar! JA) e

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rouge.

LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986 21

«Notre mission prophé- tique de Soeurs Grises affermie et célébrée». Tel fut le thème du vingt- huitième chapitre général des Soeurs de la Charité de Montréal, «Soeurs Grises», chapitre tenu au Mänoir d’Youville, Chäâ- teauguay, Québec, du 3 au 24 août 1986.

Trente-sept capitulantes, dont cinq du Manitoba, ont cherché dans la prière, la réflexion per- sonnelle, le travail en ateliers, et par des échanges en séances plénières, à découvrir la volonté du Père sur notre Congréga- tion.

avec le Collège de Saint-Boniface.

Saint-Boniface e à être confirmé Président:

Boniface

* Beignes et café. * Entrée gratuite. * Bienvenue à tous!

APEPSIE

45- TU COURU 2 L'HAUOWEEN TO

L’Apartheid et l’Afrique du Sud contemporaine

Conférence au Collège de Saint-Boniface, 200, avenue de la Cathédrale, présentée par la classe d'Histoire 11-347 en collabora- tion avec l'Association des Etudiants du Collège de Saint-Boniface et

DATE: le mercredi 12 novembre 1986 HEURE: 19h30

LOCAL: Salle Martial-Caron Conférenciers:

e Les étudiants du cours d'Histoire 11-347 - présentation des perspectives historiques de l’Apartheid

e DrJohnLocksley, professeur de Sciences économiques et chef du Département à l’Université du Manitoba - présentation des perspectives économiques de l’Apartheid

e Jean Lafontant, professeur de Sociologie au Collège de

- présentation des perspectives sociologiques de l’Apartheid

- présentation du point de vue des Boers

e H.K. Ragoonaden, professeur d'Histoire au Collège de Saint-

Pourquoi parler de «chapitre général»?

Pourquoi écrire un article à ce sujet dans La Liberté, étant donné que cet événement est déjà chose du passé?

Quelle importance revêt cette réalité pour nous et pour le peuple de Dieu?

Tousles cinqgans, nous, Soeurs Grises, nous nous réunissons pour discerner les appels de Dieu et ses exigences de conver- sion, et pour prendre les déci- sions qui s'imposent en vue d’un meilleur service d’Eglise. Ce service d'Eglise, il se vit par- tout que l'on soit, à Mon- tréal, à Edmonton, au Brésil, en Colombie, à Saint-Boniface. Il

Daniel Tougas Jean-François Belisle

NON. JAI ARRETE UY | ALLER QUAND LES VOIsiNS ONT COMMENCÉ À | METRE DES CHO4ES DOUTEUSES DANS

MON SAC.

DES CHOSES Nuls iBLES ?

22,

CAR] és site

PLUS OU MOINS

DES BRUHES À DENTS,

DE LA CÛMME SAN4

SUCRE, VES , ABONNEMENTS À Hp

CORRE PAEDET EL

[HA ALERT

| Jacqueline

St-Yves

L'auteure

est la

supérieure provinciale

des Soeurs Grises.

COMMENTAIRE

s’ensuit que les questions que nous avons discutées ont une importance pour les personnes qui nous appuient par leur col- laboration, leur travail et qui épousent nos valeurs communes.

Nous, les Soeurs Grises, fai- sons partie de ce peuple du Manitoba, de la Saskatchewan, del’Alberta et tout autre endroit La Liberté est diffusée et c'est en guise de partage avec ce peuple que j'écris cet arti- cle.

Une fois terminé, le chapitre ne fait que commencer, car c'est vers l'avenir que nousnous orientons. Au cours de cette rencontre, nous avons contem- plé l’an 1991, et, clairement, devant nous, s’est dessinée l’op-

tion prioritaire à laquelle nous avons donné une adhésion prompte et unanime et qui engage tout notre Institut:

«Nous réaffirmons personnel- lement et communautairement notre option préférentielle pour les pauvres et notre engage- ment auprès d'eux.»

Nous nous sommes ensuite donné des orientations et moyens concrets en vue de réa- liser cette option fondamentale:

1. Simplifier notre style de vie en l’ajustant aux exigences de l’Evangile.

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La marche vers 1991 est engagée

2. Par notre mode de pré- sence au monde, contribuer à l’évangélisation des cultures montantes de façon à promou- voir les valeurs chrétiennes et à dénoncer les fausses valeurs et les structures oppressives.

3. Viser l'intégration de la théologie actuelle de la vie reli- gieuse apostolique dans notre vie personnelle et communau- taire; privilégier cette intégra- tion au niveau de la formation initiale et continue.

4. Reconnaître comme vitale la pastorale des vocations et déployer une énergie nouvelle à identifier et à appeler des femmes aptes à continuer la Don de Marguerite d’You- ville.

Une simplification

5. Avec audace et créativité, s'engager à trouver et à adop- ter de nouveaux modes de col- laboration avec les laïcs.

6. Etudier l'opportunité d’une simplification af la structure de la Congrégation en vue de la mission.

7. Réaffirmer notreintention

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À

de prier Mère d’Youville avec plus de foi, de la faire connaître et aimer davantage, d’oeuvrer activement afin qu’en 1987- 1988 elle soit proposée comme modèle de charité à l'Eglise universelle.

Va vivre

Nous avons voulu, par une lettre pastorale, partager le dyna- misme de notre rencontre, avec nos soeurs, nos membres asso- ciés et nos collaborateurs(trices) laïques. Le texte de cette lettre concrétise le «VA» vivre la mis- sion prophétique s.g.m. dans les pas de Marguerite d’You- ville, elle qui a beaucoup aimé Jésus-Christ et les pauvres.

C'est ensemble, dans un esprit de créativité et de joie avec nos associés, nos collaborateurs (trices) laïques, jeunes, que nous acceptons, comme Soeurs Grises, de continuer notre marche vers 1991.

Nous voulons continuer à servir Jésus-Christ dans les pau- vres, oeuvrant ainsi à l’avène- ment d’un monde de justice et de paix. Nous n’avons pas fini de rassembler... Nous n'avons pas fini de célébrer.

Berthe Dureault 100 ans

Félicitations à Berthe Dureault du Pavillon de Saint-Claude. Pour fêter cette occasion, une messe fut célébrée à Fannystelle au Mani- toba par Monseigneur Paul Piché, assisté du père Lionel Dumont et du

père Clayton Purcell, Madame Dureault a joui de la visite de sa soeur Gertrude Syrenne de Calgary qui est âgée de 98 ans.

Madame Berthe Dureault est née le 22 novembre 1886.

Madame Dureault est la mère de dix enfants, 24 petits-enfants, 43 arrière-petits-enfants et 17 arrière-arrière-petits-enfants et une

arrière-arrière-arrière-petite-fille.

La famille désire remercier tous ceux qui sont venus partager la fête.

Bonne fête maman et grand-mère!

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LA LIBERTÉ, la semaine du 7 novembre au 13 novembre 1986

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Saint-Bonifarce?

Un nouveau trio et son «parrain»

Les réunions du Comité communautaire de Saint- Boniface/Saint-Vital ris- quent d’être plutôt diffé- rentes durant les prochains mois. Puisque le quatuor Savoie, Reese, Ducharme et Ducharme n’y est plus.

Dès le 18 novembre, deux nouvelles conseillères et un nouveau conseiller devront, avec le concours de GuySavoie, le «parrain» de l’Hôtel de ville, se prononcer sur les questions de zonage et de modifications des règlements de zonage des propriétés de Saint-Boniface/ Saint-Vital.

Par ordre alphabétique, voici le nouveau trio du Comité com- munautaire.

Louise Dacquay. Native de Manitou et élevée à Carman, la nouvelle conseillère du quar- tier Langevin habite la région de Saint-Boniface (Norwood, ensuite Niakwa) depuis 1961. Elle a été, pendant 17 ans, chef de section en matière d’éduca- tion des affaires.

La successeure d’Evelyne Reese n’a pas d'opinion définitive sur le Comité communautaire. «Ne connaissant pas encore trop le fonctionnement du système, je ne peux pas dire si c'est le meil- leur système possible.»

«Par contre, ce qui est impor- tant, ce sont les personnes qui y

nt-Boniface Lesédifices istoriques ne semblent pas faire partie des plans d'avenir de la Canadian Imperial Bank of Commerce. Du moins, pas le building en pierre qui orne le coin nord-ouest de Taché et Marion depuis 1910.

Le Comité communautaire de Saint-Boniface/Saint-Vital devra considérer à sa réunion du 18 novembre, la demande de la Banque de Commerce.

historique national. Responsabilités:

historique. Exigences:

Salaire: à négocier.

21 novembre 1986 au: Président

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e bonne connaissance du français et de l'anglais;

e connaissance de l'histoire de la Rivière-Rouge et du Manitoba en général, l'histoire des familles Lagimodière et Riel en parti- culier: et l'histoire du Canada en général, plus particulière- ment de la dernière moitié du 19e siècle.

e expérience en recherche historique;

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Entrée en fonction: 15 décembre 1986.

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participent. Je vais certainement travailler de très près avec les autres conseillers. Je vais dans la mesure du possible coopérer avec les autres conseillers. Bien que je ne sois certainement pas toujours d'accord avec eux.»

Doreen Demare. La rem- plaçante de Gerry Ducharme est née à Notre-Dame-de- Lourdes. La fille de Victorine Cousin de Somerset a enseigné à Cardinal, au Park Windsor et à Somerset. Depuis 25 ans, elle habite Saint-Vital.

Bien qu’elle n’ait pas d'expé- rience en politique municipale, la nouvelle conseillère du quar- tier Seine Valley se sent «assez capable de faire une bonne job puisque je suis propriétaire.

Cette demande prévoit la démo- lition de l'ancien édifice et la construction d’une bâtisse d’un étage qui hébergerait la nou- velle banque.

Le building en pierre est l'uni- que exemple à Saint-Boniface d'une succursale d'une banque canadienne d'avant la Première Guerre mondiale. Le building ne figure pas sur la liste des immeubles protégés pour leur Valeur historique.

Aussi, je place beaucoup de confiance en Guy Savoie, le conseiller de Taché, connu comme «le parrain» de la poli- tique municipale.»

«J'espère qu’au Comité com- munautaire, les autres conseil- lers respecteront mon point de vue sur les sujets qui touchent mon quartier seulement. Tout comme je les appuyerai lors- qu'il ya une question quitouche uniquement leur quartier.»

Bob Rose, à Saint-Vital, l’ancien commissaire d’écoles de la division scolaire de Saint- Vital (1983 à 1986) y réside depuis 46 ans. llest courtier, travaillant à son propre compte.

Le nouveau conseiller de Glen- lawn est formel lorsqu'il est question du Comité commu- nautaire: «Je n’ai jamais eu l’im- pression que les réunions des Comités communautaires fonc- tionnaient d’une façon efficace.»

Six mois

«Lorsqu'il s'agissait d’une question purement locale, par exemple, un conseiller disait à l’autre: c’est dans ton coin, qu'est-ce que tu suggères? Ça m'a paru comme étant irres- ponsable. Soit on fait fonction- ner le Comité communautaire comme ça devrait, soit on s’en débarrasse complètement.»

«Les autres devraient s’inté- resser à la question. Comme ça on se compléterait les uns les autres. Ce n’est pas moi qui vais exiger de prendre toutes les décisions qui touchent le quar- tier de Glenlawn. Il devrait y avoir des discussions libres à tout temps».

«J'espère que d'ici six mois, un an, personne ne pourra dire que les réunions du Comité communautaire sont des farces. Comme c’est le cas présente- ment.»

Un scénario qui pourrait faci- lement se réaliser. Puisqu’en choisissant un des deux conseil- lers comme président d’assem- blée, les femmes seraient majoritaires!

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Les programmes

de la SFM

Les activités de la SFM sont divisés en deux programmes: la démarche politique et la concertation communautaire.

La démarche politique comprend les interven- tions auprès des gouvernements, des partis poli- tiques, des organismes et des particuliers, ainsi que les relations avec les médias d’information. La concertation communautaire vise à assister les Franco-Manitobains à intensifier la vie fran- çaise dans leur milieu; ce programme cherche aussi à générer la demande de services en fran- çais aux niveaux local, régional et provincial.

La SFM est située dans la Maison franco-manitobaine, 383, boulevard Provencher à St-Boniface. Le numéro de téléphone est le (204) 233-4915.

Supplément à La Liberté du 7 novembre 1986

La SEM,

c’est quoi?

LA SOCIÉTÉ FRANCO-MANITOBAINE C.P.145, Saint-Boniface (MB) R2H 3B4

La SFM, c’est quoi?

La Société franco-manitobaine est un organisme sans but lucratif qui représente les intérêts lin- guistiques des Franco-Manitobains. Elle cherche à améliorer la situation des Manito- bains d'expression française dans tous les domaines de la vie quotidienne.

Le mandat actuel de la SFM

La SFM a pour mandat spécifique depuis le début des années 80 de voir à l'établissement d'une société manitobaine bilingue. Deux importants jugements de la Cour suprême du Canada, en octobre 1979 et en juin 1985, ont redonné à la langue française le statut dont elle jouissait lors de la fondation de la province.

Les objectifs de la SFM en 1986-87

Il reste à développer avec les législateurs du Manitoba, d'une part, une politique gouverne- mentale sur la livraison de services en français. D'autre part, il demeure prioritaire de convain- cre la population d'expression française de son droit de s'exprimer en français et de participer à la gestion des institutions publiques et privées qui la desservent.

Les membres

de la SFM

Les membres de la SFM sont les Manitobains d'expression française âgés de 16 ans ou plus et ayant acquitté leur cotisation annuelle. Au sens large, les membres de la SFM sont les citoyens de langue française résidant au Manitoba.

Les Franco-Manitobains ont d'abord le droit de se présenter à l'assemblée annuelle pour se prononcer sur les orientations de la SFM et pour participer à l'élection des membres du conseil d'administration.

Mais les membres peuvent faire plus. Ils peu- vent participer activement à la réalisation des programmes de la SFM. Pour de plus amples renseignements sur le rôle des membres, prière de contacter le directeur-général ou le coordon- nateur des programmes.

La structure

de la SFM

Une assemblée générale, à laquelle sont conviés tous les membres, a lieu annuellement. Cette assemblée constituante élit un conseil d’admi- nistration de onze membres, responsables d'administrer la SFM. Le Conseil embauche le directeur-général qui dirige le personnel affecté à la réalisation des objectifs et au bon fonction- nement des programmes.

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